la fiabilité du Nouveau Testament

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la fiabilité du Nouveau Testament

Message par Mimarie le Lun 25 Déc 2017 - 22:44

La fiabilité des copies manuscrites du Nouveau Testament à notre disposition est excellente et sans équivalent parmi tous les textes de l’Antiquité classique.

Comme l’explique le docteur Paul L. Maier (professeur d’histoire antique à la Western Michigan University), bien que nous nous éloignons toujours plus de la date de la rédaction des textes originaux du Nouveau Testament, nos versions modernes s’améliorent d’année en année. Pourquoi ? Le recensement des archives manuscrites et la fin des guerres entre nations européennes ont donné accès aux érudits à beaucoup plus d’anciens manuscrits qu’avant. Par exemple, la King James Version de 1611 fut basée sur six textes bibliques. La English Revised Version de 1881 fut basée sur 2000 textes grecs. Et maintenant, nous avons plus de 5500 textes grecs.

Quatre points à retenir :

1  Le christianisme est de loin la religion de l’Antiquité dont l’espace séparant la vie de son fondateur et la rédaction de son texte sacré est le plus court.
Jésus-Christ étant mort vers l’an 33, la rédaction du Nouveau Testament commença vers 48 en se basant sur le compte-rendu de plusieurs témoins oculaires ayant assisté aux événements relatés et se corroborant entre eux, une tradition orale bien ancrée et standardisée sous forme de crédos rythmés (faciles à mémoriser), et même des textes remontant jusqu’à l’aube de l’Église, vers 34-35.

2  Le Nouveau Testament est de loin le texte de l’Antiquité dont l’intervalle de temps entre la rédaction de l’original et la date des manuscrits qui nous sont parvenus est le plus court.
La rédaction du Nouveau Testament s’est échelonnée entre 48 et 94, à l’intérieur de la durée de vie des nombreux témoins de la vie de Jésus de Nazareth, y compris celle des témoins hostiles qui auraient servi de contrepoids si de fausses informations avaient circulé à son sujet. Il existe encore un papyrus de l’Évangile de Jean daté autour de l’an 115 grâce à la paléographie (étude de la forme des lettres). Il y a également de nombreux papyrus et parchemins datant des IIe, IIIe et IVe siècles qui ont survécu à l’épreuve du temps. Nous avons ainsi des copies jusqu’à la troisième génération après la rédaction des originaux.

3  Le Nouveau Testament est de loin le document de l’Antiquité dont nous disposons du plus grand nombre de manuscrits anciens.
Nous avons à nôtre disposition 5686 manuscrits  en grec, plus de 10 000 manuscrits en latin, et 19 284 manuscrits en éthiopien, en slave, en arménien, en syriaque (araméen), en copte (égyptien), en géorgien et en d’autres langues. Cela fait au total plus de 24 270 manuscrits. Par comparaison, il ne nous reste seulement dix copies manuscrites de la Guerre des Gaules de Jules César !
   
4  Le Nouveau Testament est le document classique de l’Antiquité qui a été transmis avec le plus grand degré de pureté et d’exactitude.
La concordance des milliers de manuscrits grecs à notre disposition est exceptionnelle et inégalée : elles sont identiques entre elles à 98.5 %. Les variations mineures s’expliquent principalement par l’emploi de synonymes et par des différences d’orthographe et de syntaxe. Les divergences les plus sérieuses n’affectent aucune des doctrines du christianisme. Pourtant, ces nombreuses copies proviennent de milieux géographiques très différents et éloignés, et leur rédaction s’étale sur plusieurs siècles. De surcroît, sans même avoir accès à ces milliers de copies de la Bible, nous pourrions reconstituer le Nouveau Testament en quasi-totalité (à l’exception de onze versets) seulement avec la multiplicité des citations (36 289 au total) contenues dans les divers écrits des Pères de l’Église ayant vécus aux IIe et IIIe siècles.

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