lire les Pères de l'Eglise

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Message par Mimarie le Sam 16 Juil 2016 - 6:34

Pourquoi se priver de lire les  écrits des Pères de l'Eglise ?

Les Pères de l’Eglise ne sont pas infaillibles. Il ne faut pas les idéaliser, mais on aurait tort en revanche de s’en priver totalement
voici l'article complet que j'ai trouvé il y a quelques jours sur le site "Didascale" de David Vincent :
http://didascale.com/trois-bonnes-raisons-protestant-de-lire-peres-de-leglise/

extrait ci après:

Chaque angle de vue est une culture définie par le temps et l’espace. Nous mêmes nous avons notre culture, mais en lisant des auteurs chrétiens issus d’autres époques et d’autres cultures, nous pouvons bénéficier d’autres angles de vue. Bien entendu, les Pères de l’Eglise n’échappaient pas au danger que j’évoque et eux aussi lisaient la Bible avec un filtre culturel (grec, latin, syriaque, etc.). Mais ce qui est intéressant, c’est justement que ce filtre culturel est différent du nôtre et permet donc de comparer avec notre propre compréhension.

Le but n’est donc pas de remplacer notre propre point de vue par celui des Pères de l’Eglise, point de vue qui par ailleurs peut grandement varier d’un Père à l’autre, mais d’utiliser ces différents angles de manière complémentaire.
Ce sont tous ces angles de vue réunis qui nous permettent de mieux voir LE monument unique. C’est-à-dire de mieux comprendre la Bible.

Cette diversité, nous permet aussi de repérer plus facilement les différents « filtres culturels », y compris le nôtre, qui peuvent fausser notre vision du texte.

Une phrase m'a paru pertinente, je cite:
"Bien entendu cette remarque ne concerne pas que les Pères de l’Eglise. Elle est aussi valable pour les auteurs médiévaux ou modernes .
le Saint-Esprit n’a pas attendu le XVIe siècle ( et j'ajoute : ni les siècles suivants jusqu'à nos jours ...) pour se manifester dans l’Eglise. Il serait dommage de se priver de toutes les révélations qu’ont pu avoir les chrétiens qui nous ont précédés".
(nb: le terme 'révélations' me gêne un peu, mais disons plutôt les 'compréhensions'.

Il cite aussi d'autres arguments que vous découvrirez.

avec mon amitié fraternelle,
Mimarie
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Emmanuel le Sam 16 Juil 2016 - 18:37

Bonjour Mimarie,

Les Pères de l'Eglise nous renseignent aussi sur ce qui s'est passé après la disparition des apôtres. C'est donc une source primordiale pour qui s'intéresse à l'histoire du christianisme. Et cette histoire nous concerne en tant que chrétiens.


_________________
"Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé" (Romains 10:9)
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Dim 17 Juil 2016 - 2:35

bonjour Emmanuel
Oui, absolument.  

Egalement, il a bien fallu que des hommes (tels que les premiers Pères de l'Eglise) s'activent pour continuer à répandre l'évangile après les apôtres.  
beaucoup pensent que "l'Eglise" de Christ a en quelque sorte "disparu" après la mort du dernier apôtre.  Ca me semble en contradiction avec la promesse de Jésus :"je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps." (Matthieu 28:20) .
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par barouk le Mer 20 Juil 2016 - 13:18

Bonsoir à tous et toutes

Une chose est sur c'est que ces écrits ne proviennent pas de l'esprit saint de YHWH sinon comment comprendre Clément de Rome, qui aurait connu les apôtres, parlant en l'an 88 du Phénix pour étayer son enseignement sur la résurrection !!

Epitre de Clément:
XXV, 1. "Considérons le signe prodigieux que nous offrent les régions de l'Orient, c'est-à-dire l'Arabie. 2. Il y a là bas, un oiseau qu'on nomme phénix. Il est seul de son espèce et vit cinq cents ans ; et lorsqu'il approche du terme de sa vie, il construit lui-même son cercueil où il pénètre, son temps accompli, pour mourir. 3. De sa chair corrompue naît un ver qui se nourrit de la charogne de l'oiseau mort, puis se couvre de plumes; et lorsqu'il est devenu fort, il soulève le cercueil rempli des ossements de son ancêtre, et l'emporte loin de l'Arabie, en Égypte, jusqu'à la ville nommée Héliopolis. 4. Là, en plein jour, aux yeux de tous, il s'en vient à tire-d'aile le déposer sur l'autel du soleil, puis il reprend son vol pour le retour. 5. Alors les prêtres consultent leurs annales et constatent qu'il est venu après cinq cents ans révolus."

Cette croyance à l'époque était cru par beaucoup, mais avec le temps c'est révélé fausse.                                                             Imaginons que les apôtres auraient enseigné de tels mensonges et bien toute la crédibilité des Evangiles aurait été mis en doute.

Autre passage qui me semble ambigu. Retour au Judaïsme ?

XL, 1." Puisque toutes ces choses nous sont évidentes, puisque nous avons sondé les abîmes de la science de Dieu, nous devons faire avec ordre tout ce que le maître nous a ordonné d'accomplir en temps déterminés. 2. Or, il nous a prescris de nous acquitter des offrandes du culte, non pas n'importe comment et sans ordre, mais à des époques et des moments déterminés. 3. Il a déterminé lui-même, en son souverain bon plaisir, où et par quels ministres nous devions nous en acquitter, afin que tout se passe saintement selon son bon plaisir, et soit ainsi agréable à sa volonté. 4. Aussi, ceux qui présentent leurs offrandes aux moments qu'il a fixés lui sont agréables et il les bénit ; car en suivant les ordonnances du maître, ils ne peuvent faillir. 5. Au grand prêtre des fonctions particulières sont confiées ; les prêtres ont leur place, les lévites leur service, le laïc les obligations des laïcs."

Oui ces écrits sont intéressant au niveau historique et citent de nombreux passage de la bible mais malgré tout reste à lire avec prudence.

Bien Fraternellement
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Sam 20 Aoû 2016 - 23:01

selon ma compréhension de l'ensemble de son discours, Clément prend ces exemples pour faire raisonner car connus de tous dans la culture  des contemporains de son époque; on peut dire qu'il se fait juif avec les juifs, grec avec les grecs.

Amicalement et ...bon dimanche  ! sunny
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Mer 14 Sep 2016 - 6:24

Bonjour à chacun, chacune,  Smile

Barouk, je viens te remercier de tes mises en garde sur les pères de l'église ! après recherches  et réflexion ,  je me rends compte qu'en fait des hommes comme Ignace d'Antioche ou Clément de Rome (dont je ne veux pas juger la sincérité de leur foi en Dieu et Jésus) sont les premiers probablement à tenter de 'formaliser' l'Eglise.

Vers l'an 115 Ignace d'Antioche est le premier à parler de l'église comme étant "catholique"; c'est avec lui qu'apparait  pour la première fois le concept de la prééminence ou suprématie des évêques sur les Anciens.
J. M. Nicole, auteur chrétien,  dit "qu'il est le premier témoin de l'organisation hiérarchique de l'Église". Avant son époque, il n'y avait aucune définition distincte concernant la nature de l'Église.
Egalement Clément de Rome (vers l'an 96) devint un partisan du renforcement de l'autorité ecclésiastique. Clément, lui, ne faisait pas encore de distinctions entre les évêques et les anciens ; c'est avec Ignace que paraît pour la première fois cette distinction.

Dans "Actes 20:17, 28-30 Paul pour son dernier voyage à Éphèse "fait venir les anciens de l'Église" pour leur donner ce message : "Prenez donc garde à vous-même, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Église de Dieu, laquelle il a acquise par son propre sang... il se lèvera d'entre vous mêmes des hommes qui annonceront des doctrines corrompues, dans la vue d'attirer des disciples après eux".  
Si le livre des Actes fut écrit vers l'an 63, l'apôtre Paul pensaient probablement à des hommes tels que  Clément et Ignace qui, une quarantaine d'année après son départ, développèrent "les doctrines corrompues" concernant l'Eglise de Christ  en la formalisant sur les bases d'une hiérarchie ecclésiale.

Mais comme disait aussi Paul  "Qu'importe ! De toute manière, que ce soit sous un faux prétexte ou que ce soit en vérité, Christ est annoncé ; je m'en réjouis et je m'en réjouirai encore"  (Philippiens 1:18)   cheers


NB : J.M. Nicole est l'auteur d'un "Précis de l'histoire de l'Eglise".  Je me le suis procuré , je vais le lire tranquillement et vous ferai part de mes "découvertes" si elles étaient intéressantes pour notre édification.  (Mr JM Nicole est aussi l'un des auteurs principaux de la Bible 'A la Colombe')

fraternellement,
mimarie
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par barouk le Jeu 15 Sep 2016 - 6:53

Bonjour Mimarie,

Effectivement nous ne pouvons douter de la sincérité et de la foi de "ces chroniqueurs" et "enseignant" du 1er et IIème siècle de notre ère, beaucoup ont donné de leur vie et sont mort dans d'horribles conditions dans les arènes Romaine.
Néanmoins à l'étude de ces écrits, comme tu le montres, une hiérarchie se met en place, Clément de Rome présentera "l'armée" avec ses méthodes et sa discipline comme exemple aux chrétiens. Il écrira : "Que chacun donc se subordonne à autrui selon la grâce qu'il a reçues". Clément et la Didaché parlera d'évêques et de diacres et Ignace d'Antioche ajoutera à ceux-ci les Presbytres "Que tous, écrit-il, comme ils révèrent Jésus Christ, révèrent les diacres, et l'évêque qui est l'image du Père, et les presbytres qui sont le sénat de Dieu, l'assemblé des apôtres."
Au début du II ieme siècle cette hiérarchie semble accepté par toute les églises d'Asie.

L'Evêque représente donc Dieu sur terre !!! Une dérive que j'ai du mal à imaginer et cela en si peu de temps , ajoutons à cela "la trinité" terme employé pour la première foi par Théophile d'Antioches vers 170 dans le traité à Autolycus.

Merci Mimarie n'hésite pas à nous donner quelques idées de ce "précis de l'histoire de l'Eglise" quand le temps te le permet ou si tu le juges nous conseiller de le mettre dans notre bibliothèque pour nos futurs recherches.

Bien fraternellement I love you
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Daniel le Mer 9 Nov 2016 - 16:53

Bonsoir à tous !

Plus tard après l' an 130 de notre ère nait Irénée de Lyon :

Irénée de Lyon (en latin Irenaeus Lugdunensis, en grec ancien Εἰρηναῖος Σμυρναῖος : Eirênaĩos « pacifique » Smyrnaĩos « de Smyrne ») est le deuxième évêque de Lyon au iie siècle entre 177 et 202. Il est un des Pères de l'Église. Il est le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien systématique. Défenseur de la véritable gnose, il s'est illustré par sa dénonciation de l'idéologie dualiste et des sectes pseudo-gnostiques qui la professaient.

Vénéré comme saint, il est fêté le 28 juin dans l'Église catholique et le 23 août dans l'Église orthodoxe.




Irénée de Lyon
Contre les Hérésies
IRENEE DE LYON
CONTRE LES HÉRÉSIES
Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur
LIVRE I
PREFACE
Rejetant la vérité, certains introduisent des discours mensongers et « des généalogies sans fin, plus
propres à susciter des questions», comme le dit l'Apôtre, «qu'à bâtir l'édifice de Dieu fondé sur la foi ».
Par une vraisemblance frauduleusement agencée, ils séduisent l'esprit des ignorants et les réduisent à leur
merci, falsifiant les paroles du Seigneur et se faisant les mauvais interprètes de ce qui a été bien exprimé.
Ils causent ainsi la ruine d'un grand nombre, en les détournant, sous prétexte de «gnose», de Celui qui a
constitué et ordonné cet univers : comme s'ils pouvaient montrer quelque chose de plus élevé et de plus
grand que le Dieu qui a fait le ciel, la terre et tout ce qu'ils renferment ! De façon spécieuse, par l'art des
discours, ils attirent d'abord les simples à la manie des recherches ; après quoi, sans plus se soucier de
vraisemblance, ils perdent ces malheureux, en inculquant des pensées blasphématoires et impies à
l'endroit de leur Créateur à des gens incapables de discerner le faux du vrai !


L'erreur, en effet, n'a garde de se montrer telle qu'elle est, de peur que, ainsi mise à nu, elle ne soit
reconnue; mais, s'ornant frauduleusement d'un vêtement de vraisemblance, elle fait en sorte de paraître
— chose ridicule à dire — plus vraie que la vérité elle-même, grâce à cette apparence extérieure, aux
yeux des ignorants. Comme le disait, à propos de ces gens-là, un homme supérieur à nous : « La pierre
précieuse, voire de grand prix aux yeux de certains, qu'est l'émeraude, se voit insultée par un morceau de
verre habilement truqué, s'il ne se rencontre personne qui soit capable de procéder à un examen et de
démasquer la fraude. Et lorsque de l'airain a été mêlé à l'argent, qui donc, s'il n'est connaisseur, pourra
aisément le vérifier ? »
Or nous ne voulons pas que, par notre faute, certains soient emportés par ces ravisseurs comme des
brebis par des loups, trompés qu'ils sont par les peaux de brebis dont ils se couvrent, eux dont le
Seigneur nous a commandé de nous garder, eux qui parlent comme nous, mais pensent autrement que
nous. C'est pourquoi, après avoir lu les commentaires des « disciples » de Valentin — c'est le titre qu'ils
se donnent —, après avoir aussi rencontré certains d'entre eux et avoir pénétré à fond leur doctrine, nous
avons jugé nécessaire de te manifester, cher ami, leurs prodigieux et profonds mystères, que « tous ne
comprennent pas», parce que tous n'ont pas craché leur cerveau. Ainsi informé de ces doctrines, tu les
feras connaître à ton tour à tous ceux qui sont avec toi et tu engageras ceux-ci à se garder de l'« abîme »
de la déraison et du blasphème contre Dieu. Autant qu'il sera en notre pouvoir, nous rapporterons
brièvement et clairement la doctrine de ceux qui enseignent l'erreur en ce moment même — nous
voulons parler de Ptolémée et des gens de son entourage, dont la doctrine est la fleur de l'école de
Valentin —, et nous fournirons, selon nos modestes possibilités, les moyens de les réfuter, en montrant
que leurs dires sont absurdes, inconsistants et en désaccord avec la vérité. Ce n'est pas que nous ayons
l'habitude de composer ou que nous soyons exercé dans l'art des discours ; mais la charité nous presse de
te manifester, à toi et à tous ceux qui sont avec toi, leurs enseignements tenus soigneusement cachés
jusqu'ici et venus enfin au jour par la grâce de Dieu : « car il n'est rien de caché qui ne doive être révélé,
rien de secret qui ne doive être connue »


Par la suite nous connaissons tous la montée en puissance de l'Eglise de Rome, le Concile de Nicée en 325 de notre ère avec l'Empereur Constantin et les 430 Evêques et pas la suite le concile de Latran !

S’ensuive des crimes au nom de Dieu en pourchassant dans de nombreux pays tous les vrais croyants du Seul Vrai Dieu Vivant et de son Fils Jésus-Christ !

Les adorateurs du Soleil, de Vénus, des Baal et d'autre planètes, ne désiraient pas que leurs mensonges soient révélés au monde !

Des millions de vrais croyants du Vrai Dieu, on étés exterminés !


Irénée écrivait : "Je n'étais encore qu'un enfant, mais je me souviens des choses d'alors, mieux que de ce qui est arrivé depuis. Je pourrais dire l'endroit où le bienheureux Polycarpe s'asseyait pour parler, sa démarche, sa façon de vivre, sa physionomie. Je pourrais répéter les discours qu'il adressait au peuple, comment il racontait sa familiarité avec saint Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, comment il évoquait leurs paroles; les détails sur le Seigneur, sur ses miracles, sur sa doctrine, qu'il avait appris de ceux qui avaient vu le Verbe de vie, comme il les rappelait, comme tout cela s'accordait avec les Ecritures !


Irénée écrivait : "Je n'étais encore qu'un enfant, mais je me souviens des choses d'alors, mieux que de ce qui est arrivé depuis. Je pourrais dire l'endroit où le bienheureux Polycarpe s'asseyait pour parler, sa démarche, sa façon de vivre, sa physionomie. Je pourrais répéter les discours qu'il adressait au peuple, comment il racontait sa familiarité avec saint Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, comment il évoquait leurs paroles; les détails sur le Seigneur, sur ses miracles, sur sa doctrine, qu'il avait appris de ceux qui avaient vu le Verbe de vie, comme il les rappelait, comme tout cela s'accordait avec les Ecritures !


Irénée était l'enfant chéri de Polycarpe; mais il était aussi l'espoir et la joie de toute la chrétienté. Jamais diacre ne s'acquitta de toutes ses fonctions avec tant de zèle. L'ardeur du jeune apôtre s'enflammait de plus en plus à la vue des missionnaires que Polycarpe envoyait dans les Gaules; aussi bientôt il reçut de son maître l'ordre impatiemment désiré d'aller au secours du vieil évêque de Lyon, saint Pothin.

Polycarpe fit, au jour de la séparation, un grand sacrifice; mais il fit aussi une oeuvre féconde. Le bonheur du vénérable évêque des Gaules dépassa toutes ses espérances, quand il reconnut tout le mérite de son jeune auxiliaire. Avec Irénée, l'avenir de l'Église occidentale était sauvé.

Une terrible persécution fit disparaître saint Pothin avec grand nombre de fidèles. Les païens avaient cru noyer l'Église lyonnaise dans le sang de ses enfants, mais Irénée restait encore, et, par l'ordre du Pape Éleuthère (175-189), il monta bientôt sur le siège épiscopal de Lyon (178). Ses prières, ses prédications, ses exhortations, ses réprimandes, eurent bientôt reconstitué cette Église dévastée. La paix toutefois n'était que précaire, et la persécution fit couler de nouveau le sang des martyrs. Le temps d'Irénée n'était pas encore venu, son oeuvre n'était que commencée, et Dieu voulait lui donner le temps de l'accomplir.

Irénée dressa la liste de succession des papes à Rome.

Quand, en 202, après la publication d'un édit de persécution par Septime Sévère, les horreurs de la persécution éclatèrent encore, l'Église de Lyo, toujours en vue, était prête à subir le choc. Irénée, plus que jamais, ranimait la foi de ses enfants et leur montrait le Ciel. Il fut au nombre des premières victimes; c'était la juste récompense due à ses longs travaux.

Parmi tous les éloges que lui ont donnés les Saints, citons les titres glorieux de Zélateur du Nouveau Testament, Flambeau de la foi, homme versé dans toutes les sciences.

Ses reliques sont conservées dans l'église Saint-Irénée auprès d'autres martyrs de Lyon depuis le Ve siècle.

Irénée contribua à la connaissance du gnosticisme (ce terme vient du grec gnosis, "connaissance révélée"), dont il reste peu de documents. Il défendit la vraie tradition de l'Église, transmise par les apôtres et fondée sur la "règle de vérité" qui est la foi en Dieu et en son Fils Jésus-Christ : la soit-disant "tradition" des hérétiques était sans autorité parce qu'elle ne reposait pas sur l'institution et la tansmission légitime de l'autorité. Au contraire, les évêques étaient, eux, les héritiers de l'autorité des Apôtres (traditio ab apostolis). Saint Irénée est le premier à parler de la tradition apostolique.


Né en Asie (vers le milieu du II° siècle), peut-être baptisé enfant, il a connu Polycarpe (né vers 69, mort martyr vers 155), évêque de Smyrne (aujourd'hui Izmir en Turquie) dont il a reçu un enseignement.

Pour une raison inconnue, Irénée est venu à Lyon, après un possible passage par Rome. En Gaule, il devra d'ailleurs apprendre la langue du lieu. Nous ignorons également où et quand il a été ordonné prêtre.

En 177, il appartient au clergé de Lyon. Cette année là, il est envoyé à Rome porter une lettre au pape Eleuthère. Les spécialistes actuels sont divisés à ce sujet : pour les uns, c'est son déplacement à Rome qui lui a permis d'échapper à la vague de persécution qui s'est abattue sur la communauté. Pour les autres, il n'a pas été arrêté et a été sacré évêque pour succéder à Pothin mort dans les geôles, avant de se rendre à Rome porter la Lettre des chrétiens de Vienne, relatant la martyre de l'évêque, de Blandine et de leurs compagnons. Certains lui attribuent même la paternité de cette lettre.

Nous retrouvons Irénée à Rome vers 190 où il intervient auprès du pape Victor qui voulait excommunier tous les chrétiens d'Asie, car ceux-ci suivaient une tradition particulière pour la date de Pâques. L'intervention est un succès, l'unité de l’Église est préservée.

Nous ignorons enfin la date et les circonstances de la mort d'Irénée. La tradition qui en fait un martyr est très tardive. Aucune mention n’apparaît à ce sujet avant le VI° siècle. Elle est donc loin d'être assurée.

b) Son œuvre

Irénée a écrit plusieurs ouvrages, mais deux seulement nous sont parvenus, dans des traductions : La dénonciation et la réfutation de la gnose au nom menteur, plus connu sous le nom de Contre les hérésies, et La démonstration de la prédication apostolique. (Ces deux ouvrages ont été publiés dans la Collection des Sources Chrétiennes, mais se trouvent également en libre accès sur internet.) Les citations qui seront faites proviendront de l'édition des Sources Chrétiennes.

Dans les deux cas, toute l'argumentation est basée sur les Écritures. Irénée ne cite aucun auteur profane.
Dans son œuvre, Irénée aborde de nombreux thèmes. Mais au centre de tout, se trouve Dieu qui se révèle à travers les Écritures et à travers son Fils qui s'incarne et « récapitule » tout en Lui afin de sauver l'homme. Celui-ci est précieux puisqu'il est modelé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Tout chez Irénée part des Écritures, car elles sont le lieu par excellence où Dieu parle à l'homme. Mais la Tradition n'en est pas moins importante car c'est par elle et grâce à elle qu'une juste interprétation des dites Écritures peut être faite en Église.

Quoi qu'il en soit Jésus n'a jamais demandé de tuer au nom de Dieu !

Il a plutôt dit : Mathieu 26 : 52

- " 26.51
Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille.
26.52
Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. "

Je vous souhaite à tous une très bonne nuit Sleep


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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Mer 7 Déc 2016 - 6:42

hello Barouk,
tu disais plus haut :

n'hésite pas à nous donner quelques idées de ce "précis de l'histoire de l'Eglise" quand le temps te le permet ou si tu le juges nous conseiller de le mettre dans notre bibliothèque pour nos futurs recherches.

je n'ai pas oublié, ca va venir !  Déjà, ca y est, j'ai fini de  lire ce livre.
bien fraternellement aussi
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Mer 7 Déc 2016 - 6:51

bonjour Daniel,
merci de nous avoir évoqué toutes ces  infos sur Irénée de Lyon ! intéressant .
si tu as envie, tu peux lire sur le forum son ouvrage "la démonstration de la prédiction apostolique' et les qques échanges à son propos :
(je ne sais pas si tu te souviens  je t'en avais parlé à l'époque mais je n'avais pas pu te le faire passer sur ta messagerie en pièce jointes)

http://cnta.forumdomtom.com/t135-irenee-demonstration-de-la-predication-apostolique-traite?highlight=Ir%C3%A9n%C3%A9e
j'avais tellement apprécié que je l'ai imprimé et communiqué à qques amis chrétiens à l'époque.
C'est, en quelque sorte, un premier catéchisme (sur la foi et le dessein divin dans sa totalité).

NB - catéchisme vient d'un verbe grec κατηχεĩν (katékhein) : littéralement faire résonner, il signifie à la fois « enseigner » et « informer ».

bonne journée à toi et à tous,  avec ce beau  sunny
fraternellement  Smile
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Ven 23 Déc 2016 - 4:31

ce livre, le "Précis de l' Histoire de l'Eglise" pourrait s'intituler : histoire du développement-déroulement de la chrétienté à travers les siècles.
Il m'a permis de prendre de la hauteur, de relativiser, et en même temps mieux cerner toute cette période  dite  ère ou dispensation chrétienne.

4 grandes parties (très documentées) :
- l'église persécutée  (30-313)
- l'église dominatrice (313-1517) (période romaine, Moyen Age, période de puissance papale)
- Déclin du système catholique, Réforme, Contre Réforme, l'épanouissement de la Foi, le rationalisme
- Période missionnaire (1792 à nos jours).

Que de débats, de conflits, de martyres, d'hostilités intestines mais aussi de luttes sincères durant tous ces siècles !
Ô combien, tout au travers de ces 2000 ans d'histoire chrétienne, les paroles de Paul aux philippiens sont restées vérifiables !   citation :
 "Certains, il est vrai, le font par envie et par rivalité, mais d'autres proclament le Christ dans une intention bonne. Ceux-ci agissent par amour. ....  Ceux-là, c'est par esprit de rivalité qu'ils annoncent le Christ. Leurs motifs ne sont pas purs; ...... Mais qu'importe? Il reste que de toute manière, avec des arrière-pensées ou dans la vérité, Christ est annoncé. Et je m'en réjouis; et même je continuerai à m'en réjouir". (Philippiens 1:15-18)

Et pourtant, depuis près de 2000 ans, il n'en demeure pas moins  que Christ a toujours été annoncé permettant de toucher les cœurs réceptifs  cheers :

C'est individuellement, en toute liberté, dans la foi, dans la prière , dans le secret de leur cœur, dans l'amour pour Dieu et Jésus, que les chrétiens sincères (de toutes les époques) ont pu et peuvent toujours "progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important". Ainsi, dit l'apôtre Paul, "serez-vous purs et irréprochables pour le jour du Christ", selon philippiens 1:9,10  

N'écoutons que Jésus, Lui seul est "le chemin, la vérité et la vie".
Il y a toujours eu et il y a encore de faux enseignants de la Parole Divine; il nous appartient de vérifier toutes choses selon la mesure de foi qui nous est impartie.   study  sunny

bien amicalement
passez tous une bonne journée
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Mar 17 Jan 2017 - 4:36

Je pense, finalement, que c'est un ouvrage à avoir dans sa bibliothèque: objectif et synthétique.
je vais essayer, par petites touches, de vous en parler. surtout à propos des premiers siècles.
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Sam 21 Jan 2017 - 6:49

Je me lance . je vais tacher de ne pas noyer de détails, qui pourront éventuellement être abordés après.  ceci pour garder une vue exhaustive pour chacun de nous.

Donc,  concernant les 2ième et 3ième siècles (entre 100 et 300 de notre ère):


« Les apôtres avaient parfaitement exprimé la doctrine chrétienne. Il n’y avait rien de nouveau ou de plus à y ajouter. Mais il a bien fallu, dès après eux, dès l’époque qui a suivi les apôtres, qu’il y ait des chrétiens compétents pour l’expliquer aux fidèles et la transmettre, pour la défendre contre les attaques des païens, pour la maintenir en face des hérésies.

Voici les grandes ‘hérésies’ qui avaient déjà cours et contre lesquels luttaient ces chrétiens en capacité intellectuelles et spirituelles de le faire :
-Le judéo-christianisme
-Le gnosticisme
-Le montanisme
-Se sont ajoutés les débats trinitaires et antitrinitaires.

Déjà certaines orientations dangereuses pointaient le bout de leur nez : on parlait de Marie en termes trop élogieux ; certains enseignaient même le salut par les œuvres ; certains rites ecclésiastiques se laissaient pressentir.  Une tradition colportée oralement commençait à poindre à côté des seules Ecritures laissées par les apôtres de Christ.

La notion d’Eglise catholique (=universelle) est appliquée pour la première fois à L’Eglise des disciples de Christ dans une lettre d’Ignace aux Smyrniotes (8.2).  Cela avec l’idée de désigner les fidèles qui sont restés dans la vérité et qui se trouvent dans tout l’empire romain et au-delà, et par opposition aux hérétiques et aux schismes (généralement limités à une zone géographique).

Dès le 2ième siècle, des questions d’ordre général amènent la convocation de conciles provinciaux qui regroupaient plusieurs ‘évêques’. Une organisation se met en place.
Le mot évêque dans le nouveau testament est synonyme d’ancien c’est encore le cas avec Clément de Rome et dans la Didaché. Mais avec Ignace une hiérarchie à 3 étages se met en place. L’évêque devient le pasteur unique de l’église locale, il peut même se trouver à la tête de plusieurs paroisses qui forment alors un diocèse. Les anciens (ou presbytres) tendent à devenir des prêtres. Les diacres occupent le troisième rang.
L’ignorances des fidèles et leur nombre grandissant, la nécessité de prendre des mesures rapides en temps de persécution, la lutte contre les hérésies (qui demandait une connaissance avertie de la vérité), certains excès du montanisme, et il faut le dire, les qualités personnelles de plusieurs évêques ont très certainement favorisé le développement de ce régime ’épiscopal’.
Là-dessus se greffe les prétentions de l’évêque de Rome. Probablement liées au fait et à la tradition orale sur Pierre et Paul, donc pas des moindres disciples, lesquels vinrent à Rome, fondèrent et soutinrent cette église.

Par ailleurs, durant ces 2 premier siècles, on constate le recul des ministères charismatiques ; ils finiront par être discrédités dans l’Eglise officielle dite universelle qui se constitue.

En résumé :
Cette époque (2 et 3ièmes siècles) se présente comme une époque de lutte. L’Eglise est attaquée au dehors par la persécution et par la polémique. Par ses martyrs et ses apologistes, elle résiste, c’est indéniable. Essayons de nous imaginer vivants à cette époque troublée de persécutions de tous ordres…  Au-dedans, l’Eglise de Christ est attaquée par les hérésies. Et cependant les vérités essentielles laissées par Jésus et les apôtres sont préservées jusqu’à nos jours !
Par contre, « l’Eglise » a moins bien su discerner les dangers du cléricalisme et du formalisme. Il y a eu des protestations contre ces tendances ; mais elles sont restées vaines.
Il ne faudrait pas rendre les chrétiens des 2 et 3ièmes siècles responsables de tous les excès ultérieurs du cléricalisme, excès qu’eux-mêmes auraient été les premiers à déplorer. C’est une période durant laquelle Satan et ses suppôts se sont acharné contre cette toute jeune église et contre son enseignement chrétien hérité de Jésus et les apôtres.

NB : toutes ces informations je les tiens de J.M NICOLE, tirées de son ouvrage  "précis d'histoire de l'Eglise".


Personnellement, je me questionne. Qu'aurais je fait, qu'aurais dit, qu'aurais-je cru et retenu, sans savoir lire,  sans support écrit de méditation; seulement dans la possibilité d'écouter des lectures de portions de notre NT,  d'écouter des témoins de seconde et troisième générations depuis les apôtres ? comment me serais-je comportée face à la persécution ? Beaucoup de nos frères et sœurs étaient dans un dénuement extrême juste soutenus par l'aide matérielle de leurs frères, beaucoup éteint esclaves de leurs maitres, tous entourés par un monde païen très prégnant;  quand on sait tout ce que le style de vie païen impliquait à l' opposé du  vrai christianisme, lui  complétement révolutionnaire face à cette civilisation romaine (ou grecque) d'alors ...
spontanément c'est cette parole de Paul aux corinthiens qui me vient : "Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l'espérance et l'amour, mais l'amour est le plus grand"
Et ça, nos frères et sœurs d'alors qui ont tenu bon l'avaient  cheers

à suivre un petit topo chronologique pour cette période.
avec mon affection  fraternelle,


Dernière édition par Mimarie le Sam 21 Jan 2017 - 22:21, édité 2 fois
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Message par Mimarie le Sam 21 Jan 2017 - 8:52

Topo des différentes phases dans l ‘histoire chrétienne au cours des 2e et 3e siècles :

90- 140    
période des pères apostoliques. Persécution sous Trajan

140-180  
période des premiers apologistes (en particulier Justin), période des grands gnostiques
Persécutions sous Marc-Aurèle

180-220  
période de réaction contre le gnosticisme    
Réaction hérétique : montanisme, Tertullien
Réaction orthodoxe : Irénée         
Ecole catéchétique d'Alexandrie *
Clément d’Alexandrie
Persécutions sous Septime Sévère

220-270    
Période de renforcement de l’autorité cléricale
Hippolyte, Origène, Cyprien, Denys d’Alexandrie
Controverse trinitaire/antitrinitaire          
Persécutions sous Décius

270-300    
Période de paix et de relâchement

300-313
Persécution sous Dioclétien


NB  *à propos de l'Ecole catéchétique d'Alexandrie:
on donnait dans toutes les églises une instruction religieuse à ceux qui voulaient se faire baptiser.
A Alexandrie (grand centre de philosophie par ailleurs), cet enseignement avait donné naissance à une célèbre école dont le fondateur, Pantène, finit par devenir missionnaire dans ce qu'on appelait alors Les Indes - c'est à dire les régions extérieures à l'Empire Romain.
Voici ce que Eusèbe (265-339) écrivit sur Pantène et aussi ... sur l'apôtre Barthélémy :
« On dit qu'il alla dans les Indes ; on dit aussi qu'il constata, chez certains indigènes du pays qui connaissaient le Christ, que l'Évangile de Matthieu l'y avait précédé : à ces gens-là l'un des apôtre, Barthélemy, aurait prêché et leur aurait laissé, en caractères hébreux, l'ouvrage de Matthieu, qu'ils avaient conservé jusqu'au temps dont nous parlons.»
(Nous savons si peu de choses sur les autres apôtres qui n'ont pas écrit pour le NT, que j'ai trouvé intéressant de vous le citer !)


Clément d'Alexandrie fut le successeur de Pantène.

Pour mieux fixer les idées ,  en ces temps là, en Occident on avait des théologiens comme: Irénée, Hippolyte, Tertullien, Cyprien.
et en Orient,  on avait Pantène,  Clément d'Alexandrie, Origène, Denys d'Alexandrie.
(Pour ne citer que les plus connus).
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Emmanuel le Sam 21 Jan 2017 - 21:40

Tout ceci est fort intéressant, merci.

Je me demande ce qui ce serait passé si l'église ne s'était pas structurée. Les écrits des apôtres auraient-ils survécu ? Auraient-ils été gravement remaniés ?

Peut-être était-ce dans le plan de Dieu afin que sa parole perdure jusqu'à nos jours. Mais cela ne dédouane pas les dirigeants pour leurs abus et les fautes commises.

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Message par Mimarie le Sam 21 Jan 2017 - 23:37

Oui, je me le suis dit aussi Smile

et on peut aussi se demander comment aurait pu avoir lieu la compilation progressive des écritures saintes pour les générations futures, la défense de la foi chrétienne sans ces hommes instruits, aptes à argumenter et rédiger contre tous ces puissants et violents détracteurs à leur époque.  Beaucoup, avant leur conversion, étaient versés  dans la pensée et la philosophie grecques, l'art de la rhétorique. Ca explique beaucoup de choses; pourtant, visiblement, ils ont joué un rôle dans la préservation et la transmission de la foi dans ses aspects essentiels. C'est ainsi, Dieu fait avec des hommes imparfaits depuis toujours.
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Dim 22 Jan 2017 - 13:17

Irénée  a écrit parlant des apôtres :
« Nous n'avons eu connaissance du plan du salut que par ceux qui nous ont transmis l'Évangile. Ils l'ont, en leur temps, proclamé publiquement. Par la suite, selon la volonté de Dieu, ils nous ont transmis ce message dans les Écritures, pour qu'il devienne le fondement et le pilier de notre foi.» (Saint Irénée, Contre les Hérésies, III.1.1).

Les apôtres de Jésus-Christ ont une place exceptionnellement à part car non seulement ils ont été témoins mais aussi dépositaires de l’enseignement de Christ et fondements secondaires de son Eglise après Lui. Durant leur vie terrestre, ils ont proclamé publiquement l'évangile .  Ils ont recueilli les paroles du Seigneur ; après la résurrection de Christ, l’Esprit saint a scellées ces paroles en eux, ce qui leur a permis d'avoir la force et la connaissance  pour établir installer les bases de l'Église de Jésus-Christ, Lui la pierre principale, le rocher sur lequel s'élèverait tout l’édifice.

Il y a une question à se poser :
comment depuis presque 2000 ans  les humains peuvent -ils connaître la Parole divine de l’évangile ? comment la bonne nouvelle de Christ  a t-elle pu nous parvenir jusqu'à maintenant ?
C’est bien parce que  notre Dieu  a fait en sorte de préserver le message des apôtres dès la fin du premier siècle; Il a fait en sorte qu’il soit compilé et transmis , pour devenir ce que nous appelons le nouveau testament une fois la compilation complète.  Il y a eu bien des discussions, controverses pour choisir, ou éliminer, retenir les écrits figurant dans notre testament d'hommes modernes.
Il a fallu des hommes, tels que ceux cités plus haut et d'autres encore, bien qu'imparfaits, ils ont servi la préservation des écrits des apôtres.
c'est à ces hommes de jadis, chrétiens, que nous le devons :  on ne peut le nier, ni donc les rejeter d'un bloc . Ils ont joué un rôle dans la constitution de la bibliothèque divine du Nouveau testament.

Ce qui apparaît, c'est que ce que Jésus a reproché à des scribes et pharisiens juifs (peuple qui était le sien), savoir rejeter le commandement de Dieu au profit de leurs traditions et de préceptes humains (marc7.7,9), s'est reproduit assez vite chez certains chrétiens dès les 2 è et 3è siècles.....  Rien de nouveau sous le soleil !
Pourtant la Parole nous est parvenue, intacte. L'esprit saint y veille. 


Je reviens au fil :dès que je peux je vous transmettrai ce que j'ai pu lire sur le changement radical qui intervient dans l'Eglise chrétienne à partir de 313 et les conséquences que cela a eu.

bonne soirée,
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Message par Emmanuel le Jeu 26 Jan 2017 - 17:33

Mimarie a écrit:Je reviens au fil :dès que je peux je vous transmettrai ce que j'ai pu lire sur le changement radical qui intervient dans l'Eglise chrétienne à partir de 313 et les conséquences que cela a eu.

C'est assurément un grand changement. On passe d'une église dans laquelle l'engagement est volontaire, et risqué selon l'empereur en place, à une église obligatoire dans tout l'empire. On ne devient plus chrétien par choix et par la volonté de suivre le Christ.

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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Mer 15 Fév 2017 - 10:54

Oui Emmanuel, tout à fait .

je cite Mr Nicole:
"Jusqu'en 313, l'Eglise a quelque fois  été tolérée tacitement; mais elle était toujours menacée de persécutions, et souvent persécutée. l'hostilité entre elle et le monde était visible. Dès 313, les persécutions cessent. L'Eglise sera favorisée par l'Etat, puis unie à ce dernier.
Jusqu'en 313, l'Eglise se composait d'adhérents librement convaincus. Dès 313 l'Eglise étant unie à l'Etat, on aura tout avantage à entrer dans l'église. Bientôt il sera dangereux de ne pas en faire partie. Aussi l'Eglise devient une Eglise de multitude. ... En même temps, les erreurs et les pratiques dangereuses de l'époque précédente s'accentuent."

Si bien que pour être fidèle aux principes laissés par Christ et défendus par ses apôtres pour appartenir à l'ecclésia de Christ, il faudra se détacher de cette église officielle, sécularisée, un tantinet paganisée.

En 313, c'est un édit de tolérance qui est promulgué en faveur des chrétiens.
Puis très vite, le dimanche est proclamé dans l'empire jour chômé. le droit de propriété est accordé aux Eglises. L'autorité des tribunaux ecclésiastiques est reconnue. On restreint certains usages païens.
Entre 341-346, on interdit de sacrifier aux idoles, et finalement on ordonne de fermer les temples païens.
Puis vers la fin de ce 4ième siècle, l'empereur Théodose 1er(de 379 à395) interdit le culte païen, et déclare les sacrifices et la divination crime de lèse majesté. On voit des moines chrétiens fanatiques détruire des temples.
On voit l'évêque Ambroise de Milan qui se permet d'imposer une pénitence à cet empereur suite à un massacre de citoyens à Thessalonique.

N.B "C'est l'édit de Thessalonique  décrété par Théodose Ier le 27 février 380 qui fait du christianisme, plus précisément de l' Eglise "catholique" l'unique religion licite de l'Empire romain interdisant l'ensemble des cultes dits « païens ». En plus des adeptes des religions dites « païennes », les philosophes stoïciens, épicuriens, néoplatoniciens et sceptiques perçus comme une menace pour la christianisation sont également persécutés.
La philosophie antique ne disparaît toutefois pas complètement. Ainsi, bien que les stoïciens s'opposèrent très fortement à la christianisation de l'Empire romain, les premiers chrétiens, puis le clergé s'inspirèrent partiellement de la morale stoïcienne pour régir leur vie monastique. Le stoïcisme continua donc à être diffusé à l'intérieur du clergé sous une forme christianisée" ( cf wikipedia).

Le paganisme se refugie finalement dans les campagnes reculées. (au passage le mot païen, paganus en latin, veut dire paysan).

IL faut cependant reconnaître que l'union de l'Eglise catholique avec l'Etat romain eut un effet positif pour la société d'alors : l'immoralité diminua, les mœurs s'améliorèrent un tantinet. Par contre, l'Eglise se 'mondanisa' au désespoir des âmes réellement pieuses.

Mais, cette officialisation du culte catholique n'a pas totalement profité à l'Église : En tant qu'autorité supérieure de l'Empire, Théodose se place également en tant qu'autorité religieuse. Ainsi va commencer un conflit qui survivra durant encore seize siècles. La problématique du "césaro-papisme" (c'est-à-dire l'ingérence de César sur la souveraineté de l'Église) entamée avec Constantin commence à prendre un aspect réellement inquiétant pour les évêques.
Ainsi, l'année suivant la promulgation de l'édit de Thessalonique, le même empereur Théodose convoquait le premier concile de Constantinople. Son objectif était de concilier l'orthodoxie chrétienne avec les sympathisants de l'Arianisme et de traiter le problème de la foi macédonienne. Il fut également question de confirmer le Symbole de Nicée comme doctrine officielle de l'Église. Les thèses ariennes furent de nouveau chassées, et un nouvel édit impérial fut promulgué, donnant un caractère légal aux conclusions du conseil.
(cf wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Thessalonique )


mais que se passait-il au 4ième siècle et début 5ième quant à l'évangélisation en dehors de l'empire romain d'occident et d'orient ?
la suite au prochain message  !

amicalement à chacune et chacun,
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Message par Mimarie le Dim 26 Fév 2017 - 8:11

ce que l'on sait avec certitude:

- pour l'Ethiopie, dès le 4ième siècle des églises se constituaient  à l'initiative de l'évêque d' Alexandrie.
On dit que la chrétienté s'est implanté en Ethiopie avec la conversion du roi Ezana d'Ethiopie par Frumence au IVe siècle.
Frumence était d'origine syrienne et de culture grecque, il fut le premier évêque d'Aksoum (ville du nord de l'Ethiopie) nommé par le célèbre Athanase qui était archevêque d'Alexandrie.
au 5e siècle, 9 moines missionnaires diffusèrent la religion chrétienne au-delà du "couloir étroit entre Adoulis et Aksoum, le long des routes caravanières, dans ce qui constitue aujourd'hui l'Erythrée et l'Ethiopie.

- les Goths (pour situer au 3e siècle: vers l'Ukraine et la Biélorussie) furent évangélisés au 4ieme siècle par Ulfila. (Probablement que les Goths étaient entré en contact avec le christianisme dès le IIIe siècle, d’abord à cause des prisonniers chrétiens faits lors des razzias dans l’Empire romain).
Avec ses assistants Ulfila fit une traduction de la bible en langue gothique. Un exemplaire partiel de cette bible  est toujours conservé dans une bibliothèque universitaire en Suède: c'est le codex argenteus, car il est écrit avec des encres d'or et d'argent.

- la région de l'Arménie fut évangélisé dès la fin du 3ième siècle par Grégoire 'l'illuminateur' qui convertit le roi d'alors, lequel imposa ensuite de force le christianisme par une loi. Grégoire l'Illuminateur était né en Arménie vers 257 mais avait grandi à Césarée dans un univers chrétien. à noter qu'une tradition non vérifiable dit que ce seraient les apôtres Thaddée et Barthélemy qui auraient introduit la foi chrétienne en Arménie.

- En Perse, le christianisme s'était déjà répandu dès le IIe siècle. Puis des églises furent fondées au 3ième siècle, les convertis subirent  beaucoup de persécutions de la part des mazdéens-zoroastriens, la religion nationale; on regardaient ces chrétiens comme susceptibles d’apporter un soutien à l’Empire romain, d'où leur persécution jusqu' à la fin du 5ième siècle, selon ce que j'ai compris.
pour en savoir plus à propos des chrétiens en Perse aux premiers siècles:
Spoiler:

"La première communauté chrétienne, établie à la frontière entre l'empire perse et l'empire romain, se retrouvait souvent au beau milieu de conflits. En 313, quand Constantin proclama que le christianisme devenait une religion tolérée dans l'Empire romain, les souverains sassanides de Perse ont adopté une politique de persécution contre les chrétiens qui étaient craints parce qu'ils constituaient une minorité considérée comme subversive et déloyale. Au début du Ve siècle, les persécutions ont encore plus augmenté; c'est avec le règne de Hormizd III (457-459) que les persécutions de masse ont commencé à être moins fréquentes et que l'Église a commencé à avoir un statut reconnu. La pression politique en Perse et les différences culturelles avec la chrétienté occidentale sont les raisons du schisme nestorien, après lequel l'Église perse fut taxée d'hérétique. L'évêque de Ctésiphon, la capitale perse, a d'abord acquis le titre de catholicos, puis celui de patriarche, complètement indépendant de toute autorité occidentale."  cf Wikipédia)


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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Dim 26 Fév 2017 - 8:52

Malheureusement, au cours de ces premiers siècles, la dispersion de la pensée et de la foi chrétiennes dans toutes ces contrées ainsi que dans l'empire romain se faisait sur fond de conciles, discussions, controverses et interprétations diverses par les dits évêques et autres érudits.
On s'écartait très rapidement de la simplicité et de l'enseignement pur du Christ et de ses apôtres.

l'apôtre Paul le pressentait et en 2 ou 3 siècles plus tard, ses paroles se réalisaient totalement!

"Je vous encourage, mes frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous le même langage : qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis, dans la même pensée et dans le même dessein.
En effet, mes frères, les gens de Chloé m'ont appris qu'il y a des disputes parmi vous. J'entends par là que chacun de vous dit : « Moi, j'appartiens à Paul ! » — « Et moi, à Apollos ! » — « Et moi, à Céphas ! » — « Et moi, au Christ ! ».  
Le Christ est-il divisé ?
Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous, ou bien est-ce pour le nom de Paul que vous avez reçu le baptême ?"..... (1 Corinthiens chap.1)

"Je sais qu'après mon départ des loups cruels s'introduiront parmi vous, et ils n'épargneront pas le troupeau; de vos propres rangs surgiront des hommes qui donneront des enseignements pervertis pour entraîner les disciples à leur suite."  (Actes 20:29,30)

on peut aussi penser aux paroles d'Esaïe
" Ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre : Tous suivent leur propre voie, chacun selon son intérêt, exclusivement "  (56:11)
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Lun 27 Fév 2017 - 2:55

Et pourtant au milieu de toutes ces controverses et malgré cela, l'essentiel était préservé : Christ était annoncé , proclamé ! les idoles païennes déboulonnées .

suite à venir ...
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Emmanuel le Sam 4 Mar 2017 - 13:55

On attends la suite. Very Happy

Fort heureusement le texte fixant la foi a été préservé et régulièrement au cours des siècles des chrétiens cherchent à revenir à une foi plus authentique.

Puisque le christianisme est devenu la religion obligatoire on en vient bientôt à baptiser les bébés. A quoi bon attendre puisqu'ils sont destinés à devenir chrétiens ?

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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Ven 7 Avr 2017 - 3:08

Accordez-moi encore un peu de temps et je reviendrai avec grand plaisir sur le sujet.
suis un peu surbookée chez moi !

I love you
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Re: lire les Pères de l'Eglise

Message par Mimarie le Mer 31 Mai 2017 - 17:28

Le 5ième siècle

C'est le grand Empire Romain qui se disloque.
En 395, l’empereur Théodose avait partagé le vaste Empire entre ses deux fils : Honorius pour l’Empire romain d’Occident (capitale Ravenne) et Arcadius pour l’Empire romain d’Orient (capitale Constantinople).
Peu à peu, un fossé se creuse entre l’Est et l’Ouest de l’Empire à cause de la différence de langues. En Orient on parle le grec, en Occident le latin.
Tous les conciles se déroulent en Orient et c’est en grec que   la dite « orthodoxie » de la foi est rédigée. Constantinople refuse désormais d’obéir au pape de Rome, considérant que l’Occident est affaibli.
En effet, l’Occident est attaqué par les Barbares qui ont profité du partage de l’Empire pour y déferler si bien que l’Occident latin va éclater en une multitude de royaumes barbares : Ostrogoths, Wisigoths, Burgondes, Vandales, Alamans, etc.  
En 451, les évêques occidentaux ne peuvent pas tous se rendre au concile de Chalcédoine (en Orient) à cause de l’invasion des Huns.

Politiquement, les régions d’Europe sont aux mains de divers rois, alors qu’en Orient le règne impérial se poursuit.
Géographiquement non plus, l’Occident et l’Orient n’ont plus de liens, puisque l’Illyrie (qui correspond à l’ancienne Yougoslavie et à l’Albanie), traditionnel pont entre ces deux territoires, a été envahie par les Barbares.

En septembre 476, c'est la chute de l’Empire romain d’Occident
(voir les détails sur https://www.herodote.net/4_septembre_476-evenement-4760904.php  )

Seul, l’empire d’Orient survivra jusqu’au XVème siècle : c’est l’Empire byzantin.

Quant aux querelles théologiques (incessantes), elles sont de natures différentes. Tandis qu’en Orient, divers mouvements se battent à coups de conciles au sujet de la nature du Christ, l’Occident tente d’éradiquer une nouvelle doctrine, le pélagianisme - voir https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9lagianisme
L'Occident a  ses propres penseurs chrétiens de culture latine, qui rédigent en latin (et non plus le grec): Augustin d'Hippone, Jérôme de Stridon (on lui doit la vulgate en latin), Grégoire 1er. Déjà bien installée dans tout l’Orient, on voit la vie monacale se répandre aussi en Occident (exemple le monastère de Lérins).

- Bref, 2 centres religieux chrétiens se forgent  avec le 5ieme siècle :
d’un côté, Rome, dont la primauté était reconnue par toutes les Eglises jusqu’à la fin du 4e siècle et où la papauté s’affirme, lire :
Spoiler:
"Tandis que les chefs barbares, nouveaux maîtres de l'Italie, s'établissent à Ravenne ou à Milan, Rome décline. L'orgueilleuse cité, qui compta jusqu'à un million d'habitants au temps de sa splendeur, n'en a plus que quelques dizaines de milliers, qui survivent au milieu de palais en ruines.
On pourrait croire que la Ville éternelle se condamne à mourir. Mais les papes, successeurs de l'apôtre Saint Pierre, ne l'ont pas abandonnée. Ils y résident avec tout le haut clergé de l'Église chrétienne. Seule autorité à Rome, la papauté reprend progressivement à son compte l'héritage impérial et la vocation de Rome à gouverner le monde.
Les papes relèvent ainsi le titre de pontifex maximus qui désignait la fonction religieuse des anciens empereurs ainsi que l'organisation administrative de l'empire (diocèse, province). Ils assoient leurs ambitions sur la richesse croissante de l'Église, celle-ci bénéficiant de donations très importantes des fidèles. Il va en résulter de gros conflits de préséance dans les siècles à venir entre la papauté et les souverains séculiers (rois barbares et empereur germanique)."
cf. le site Herdote.net

de l’autre côté, Constantinople qui revendique les mêmes privilèges que Rome.

Manifestement le monde chrétiens d'alors  se divise et présente désormais deux destins différents, dont la séparation effective sera consacrée en 1054 par un schisme.

Où sont passé la simplicité de la foi, la doctrine chrétienne transmises une fois pour toutes par Jésus et ses apôtres.  Question  Question  Question  

... / ...


Dernière édition par Mimarie le Jeu 1 Juin 2017 - 21:15, édité 1 fois
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