L'arbre de la connaissance du bien et du mal

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L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Dim 8 Mar 2015 - 8:51

Alors qu'on retrouve l'arbre de vie dans les traditions de tous les peuples de l'Orient (voir le commentaire de la Bible Annotée sur Gn 2:9), on n'y trouve pas de trace de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (littéralement du bien-et-mal). Seule l’Écriture sainte en a conservé le souvenir.

Serait-ce un phénomène d'amnésie collective lié à la signification de cet arbre ? C'est ce que je pense. Quelle est donc sa signification pour que les hommes aient voulu oublier ?

On a proposé différentes interprétations à cet arbre et nous pourrons en parler ici. Nous avons déjà abordé sur ce fil sur lequel deux interprétations ont été confrontées. Mais il en existe d'autres.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Lun 9 Mar 2015 - 20:18

Henri Blocher (Révélation des origines, p. 122) fait quelques remarques sur l'élasticité de la formule, une élasticité qui a conduit à de nombreuses interprétations :

1) Le mot hébreu pour connaître prend toute une gamme de sens : savoir, expérimenter, discerner, choisir, déterminer.

2) Le sens de bien-et-mal est-il conjonctif (toute la palette de nuances allant du bien au mal), disjonctif (la séparation entre le bien et la mal) ou additif (le bien + le mal) ?

Il a relevé aussi 5 passages contenant les mots bien et mal avec un verbe apparenté à connaître (Deutéronome 1:39, 2 Samuel 14:17 et 19:36, 1 Rois 3:9 et Esaïe 7:15 et suivants). Dans ces passages, le sens de la formule ne devrait pas être très différent.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Mimarie le Mer 18 Mar 2015 - 2:06

voici un extrait de l'article d'un chrétien, Hervé Tremblay Professeur au Collège dominicain de philosophie et de théologie (Ottawa) sur la signification symbolique de l'arbre. C'est intéressant.

"...il importe de bien comprendre la signification symbolique de l'arbre. Quand on observe un arbre, on constate qu'il est constitué d'un tronc et de branches. Le symbole s'attachera à cet aspect spatial. Le tronc fait fonction de lien entre la terre où il a ses racines et le ciel où il est dirigé. L'arbre est donc un symbole de la communion entre les deux mondes : celui d'en haut où habite la divinité et celui d'en bas où habitent les humains. ......
   
À première vue, on pourrait conclure que si l'arbre de la vie donne la vie, l'arbre de la connaissance du bien et du mal donne justement la connaissance du bien et du mal. Mais il faut noter que cette connaissance est interdite en 2,17 et 3,3 et que celui qui l'acquière est rendu semble à un dieu (3,5). Si on identifie l'arbre à l'éveil de la conscience humaine ou avec la naissance du sens moral, cela suppose que Dieu voulait, dans son projet initial, maintenir l'humanité dans un état d'enfance et que, pour devenir adulte, l'humain devait désobéir ou transgresser un commandement divin. Cette opinion n'est donc pas soutenable.
    D'autres pensent que cette connaissance représente l'autonomie morale, dans ce sens que la personne humaine décide désormais de ce qui est bien et de ce qui est mal. Mais cette solution n'en est pas une et elle ne respecte pas le texte, puisque l'humain exerce déjà l'autonomie morale quand il décide de manger du fruit de l'arbre. Cela exclut donc que l'arbre donne l'autonomie morale.

    Il semble plutôt que l'arbre symbolise le pouvoir absolu.
En hébreu, comme dans les autres langues sémitiques, on aime indiquer une totalité par ses deux extrêmes. Ainsi, « le ciel et la terre » signifie l'univers (voir Ex 20,11; 31,17; 2 R 19,15; Is 37,16). De cette manière, « le bien et le mal » ne signifierait pas l'un ou l'autre de ces deux réalités, mais les deux, c'est-à-dire « tout » (comparer 2 S 14,17 avec 14,20 où dans un cas on utilise l'expression « bien et mal » et dans l'autre le mot « tout »). Quant au mot « connaissance », il n'a pas le sens abstrait que nous lui donnons dans nos langues. Dans les langues sémitiques, il implique connaissance profonde, intimité, pouvoir. Quand on connaît, on a créé des liens intimes et puissants avec le connu. Les lecteurs de la Bible connaissent aussi le sens sexuel du mot; en effet, pour une femme, « connaître un homme » implique la relation sexuelle intime (voir Gn 4,1.17.25; 19,5.8; 24,16; Lc 1,34).

    L'arbre de la connaissance du bien et du mal symboliserait donc un autre désir profond de l'humain : celui d'être en mesure de connaître tout et d'utiliser ce pouvoir de façon absolue. En ce sens, le serpent dit à la femme, en reprenant l'expression « connaître le bien et le mal », que la manducation du fruit de cet arbre les rendrait comme des dieux (3,5). Être comme un dieu, avec un pouvoir absolu, c'est-à-dire ne plus être limité par la condition humaine, c'est bien là une tentation universelle pour tout humain à toutes les époques."

cf  http://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2003/clb_031219.htm
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par benidejah le Mer 18 Mar 2015 - 17:03

Merci Mimarie pour nous avoir fait connaître le point de vue de ce professeur.
Beaucoup d'encre sera encore utilisé pour tenter d'apporter des variants a ce symbole pourtant tellement simple.
Je vois pas l'utilité des propos de ce prof. Se sentait-il obligé de pondre un avis demandé? Il aurait mieux fait de ne pas ouvrir sa bouche car il n'apporte rien de constructif ni réaliste à la parole de Dieu qui est suffisamment clair pourtant.

benidejah

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Mer 18 Mar 2015 - 21:08

benidejah,

Tu dis que ce symbole est tellement simple. Comment le comprends-tu ?

Sur ce que dit ce M. Tremblay :

    D'autres pensent que cette connaissance représente l'autonomie morale, dans ce sens que la personne humaine décide désormais de ce qui est bien et de ce qui est mal. Mais cette solution n'en est pas une et elle ne respecte pas le texte, puisque l'humain exerce déjà l'autonomie morale quand il décide de manger du fruit de l'arbre. Cela exclut donc que l'arbre donne l'autonomie morale.

Je ne vois pas en quoi cela exclue l'autonomie morale puisque l'acte qui formalise cette prise d'autonomie serait bien le fait de manger du fruit de cet arbre. Nous n'avons aucun indice dans le texte qu'auparavant Adam ait décidé de lui-même ce qui était bien et ce qui était mal, d'agir comme bon lui semblait sans écouter son Créateur. En bravant l'interdit, il semble bien revendiquer cette autonomie morale. Son objection est très légère.

    Il semble plutôt que l'arbre symbolise le pouvoir absolu.
En hébreu, comme dans les autres langues sémitiques, on aime indiquer une totalité par ses deux extrêmes. Ainsi, « le ciel et la terre » signifie l'univers (voir Ex 20,11; 31,17; 2 R 19,15; Is 37,16). De cette manière, « le bien et le mal » ne signifierait pas l'un ou l'autre de ces deux réalités, mais les deux, c'est-à-dire « tout » (comparer 2 S 14,17 avec 14,20 où dans un cas on utilise l'expression « bien et mal » et dans l'autre le mot « tout »). Quant au mot « connaissance », il n'a pas le sens abstrait que nous lui donnons dans nos langues. Dans les langues sémitiques, il implique connaissance profonde, intimité, pouvoir. Quand on connaît, on a créé des liens intimes et puissants avec le connu. Les lecteurs de la Bible connaissent aussi le sens sexuel du mot; en effet, pour une femme, « connaître un homme » implique la relation sexuelle intime (voir Gn 4,1.17.25; 19,5.8; 24,16; Lc 1,34).

    L'arbre de la connaissance du bien et du mal symboliserait donc un autre désir profond de l'humain : celui d'être en mesure de connaître tout et d'utiliser ce pouvoir de façon absolue. En ce sens, le serpent dit à la femme, en reprenant l'expression « connaître le bien et le mal », que la manducation du fruit de cet arbre les rendrait comme des dieux (3,5). Être comme un dieu, avec un pouvoir absolu, c'est-à-dire ne plus être limité par la condition humaine, c'est bien là une tentation universelle pour tout humain à toutes les époques."

C'est le sens conjonctif dont a parlé Henri Blocher. Mais je ne vois pas pourquoi le désir de tout connaître, de la toute science, pourrait être contenu dans l'expression bien et mal. Ces mots ont un sens moral. Mais examinons les 5 passages évoqués plus haut puisque l'auteur s'appuie sur l'un d'entre eux  :

"Et vos petits enfants, dont vous avez dit : Ils deviendront une proie ! et vos fils, qui ne connaissent aujourd'hui ni le bien ni le mal, ce sont eux qui y entreront, c'est à eux que je le donnerai, et ce sont eux qui en prendront possession" (Deutéronome 1:39).

"Ta servante a dit : Que la parole de mon seigneur le roi me donne le repos. Car mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu, (prêt) à entendre le bien et le mal. Que l'Éternel, ton Dieu, soit avec toi ! Le roi répondit et dit à la femme : Ne me dissimule rien de ce que je vais te demander. Et la femme dit : Que mon seigneur le roi parle ! Le roi dit alors : La main de Joab n'est-elle pas avec toi dans tout ceci ? Et la femme répondit : Aussi vrai que tu es vivant, ô roi mon seigneur, il n'y a pas à aller à droite ou à gauche de tout ce que dit mon seigneur le roi. C'est, en effet, ton serviteur Joab qui m'a donné des ordres et qui a mis dans la bouche de ta servante toutes ces paroles. C'est pour donner à la chose une autre tournure que ton serviteur Joab a fait cela. Mais mon seigneur est aussi sage qu'un ange de Dieu, pour connaître tout ce qui (se passe) sur la terre" (2 Samuel 14:17-20).

"Je suis aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans. Puis-je connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais ? Ton serviteur peut-il savourer ce qu'il mange et ce qu'il boit ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? Pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge à mon seigneur le roi ?" (2 Samuel 19:36).

"Accorde don à ton serviteur un cœur attentif pour gouverner ton peuple, pour discerner le bien du mal ! Car qui pourrait gouverner ton peuple, ce peuple si important ?" (1 Rois 3:9).

"C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe,
Voici que la jeune fille est enceinte,
Elle enfantera un fils
Et lui donnera le nom d'Emmanuel.
Il mangera de la crème et du miel,
Jusqu'à ce qu'il sache refuser ce qui est mauvais
Et choisir ce qui est bon.

Mais avant que l'enfant sache refuser ce qui est mauvais
Et choisir ce qui est bon,
Le territoire des deux rois qui t'épouvantent sera abandonné"
(Esaïe 7:14-16).

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Mimarie le Jeu 19 Mar 2015 - 9:10

Je suis  allé voir les codes Strong pour les termes connaitre, bien et mal.
Puis sur le net,  j’ai trouvé des  précisions sur la construction hébraïque de la phrase de Ge2/17, que voici :


Pour l’arbre dont parle Adonaï Élohîm, la traduction courante est représentée par la Bible de Jérusalem : « l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Elle ne me semble guère correcte même si on l’adapte, comme la nouvelle TOB, avec une tournure plus concrète : « de ce qui est bon ou mauvais ». Cette seconde traduction, en effet, est trop précise.

L’hébreu présente en réalité une construction curieuse : un substantif (’éç) suivi d’un infinitif construit utilisé comme un substantif déterminé par l’article (hadda’at), mais flanqué de deux objets directs indéfinis coordonnés (tôv wara’) qui peuvent être lus également comme des adverbes. La tournure qui rend le mieux cette expression hébraïque me semble être « l’arbre du connaître bien et mal », où « bien et mal » peuvent être entendus comme substantifs objets ou comme adverbes. Il faut préciser que ces deux derniers termes sont très polysémiques en hébreu : les paires françaises « bien et mal », « bon et mauvais » (aux sens factuel ou éthique), « beau et laid » « plaisant et déplaisant », « bonheur et malheur » peuvent en effet convenir en principe pour rendre l’hébreu, comme on peut le voir en consultant un bon lexique.
(André Wénin Faculté de théologie Université catholique de Louvain Belgique)
connaitre bien et mal ce n'est pas pareil que connaitre le bien et le mal.


scratchà la réflexion, nous interprétons Genèse 2/9  au travers de l'explication  du serpent dans Gen3:5 ? Mais, était-ce bien là le point de vue de Dieu le créateur ?
André Wenin poursuit :
Tout au long du chapitre 2, en effet, le narrateur donne d’Adonaï Élohîm l’image d’un être qui met en place les conditions de la vie, dispensant généreusement aux humains ce qui doit leur permettre d’épanouir leur existence en relation. L’ordre qu’il donne ne pourrait-il pas être lui-même une partie de ce dispositif visant le bien de l’être humain ? En tout cas, le fait que le serpent soit rusé (le narrateur l’annonce d’emblée en 3,1), qu’il soit ensuite reconnu trompeur (la femme le dit explicitement en 3,13) et qu’il mérite la malédiction et l’inimitié de Dieu (3,14-15), devrait inciter à la prudence le lecteur tenté d’interpréter l’ordre divin en accordant crédit aux allégations du serpent.
Ainsi donc, il se pourrait que, loin de menacer de mort l’humain en cas de transgression, Adonaï Élohîm veuille plutôt l’avertir, le mettre en garde face à un danger mortel consistant à chercher à nier une limite vitale. On a vu en effet que l’expression « mourir tu mourras » n’exclut pas ce second sens, même s’il ne s’impose pas à l’humain du récit (ni au lecteur, du reste). Si on entend l’ordre divin en ce sens positif, on comprend qu’Adonaï Élohîm n’entend pas empêcher l’humain de connaître bien et mal. En effet, après l’avoir invité aux biens que sont la vie et la jouissance, il le prévient aussi d’un chemin qui pourrait le conduire à la mort et donc au malheur. Mais la connaissance ainsi communiquée ne peut faire l’objet d’une assimilation immédiate, comme elle ne va pas sans incertitude. C’est seulement la confiance, c’est-à-dire le crédit accordé à la parole de l’autre, qui en fera expérimenter peu à peu la vérité, si la vie s’épanouit effectivement dans ce choix. Cette lecture peut être confirmée par la déclaration d’Adonaï Élohîm à la fin du récit lorsque, en chassant du jardin l’humain, il regrette que ce dernier n’ait pas été à la hauteur de ce à quoi il était destiné : « Voici, l’humain était (hayâ) comme l’un de nous pour connaître bien et mal... » (3,22a).

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Au Revoir le Ven 20 Mar 2015 - 17:26

Bonsoir à chacun.
Oui, Emmanuel, je vois la même chose que toi dans la Bible : discerner le bien du mal, avoir conscience du bien et du mal, plus loin, je pense que c'est cela se reconnaitre pêcheur : avoir 'une conscience'. Ésaïe 5:20 nous parle d'appeler le bien, mal, et d'appeler le mal, bien. Les anciens dans la nouvelle alliance, le sont car ils sont exercés à reconnaitre le mal comme étant le mal et le bien comme étant le bien. Hébreux 5:14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits (les anciens) pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Qu'est-ce qui est bien ? Qu'est-ce qui est mal ? Jésus parle sans cesse de la conscience obscurcie, (et de l'hypocrisie) de plusieurs érudits qui pourtant ont des connaissances énormes. Ils semblent 'dépourvu de l'intelligence la plus importante' : réaliser ce qui est bien/mal, la justice, les injustices, etc.

Il semble que cette conscience s'est perdue en Égypte car il a fallut les tables de la loi, pour rappeler ce qui était bien et mal. Jésus dans ce qui est appelé le sermon sur la montagne, reprend la loi (ce que la foule a appris oralement à partir des 2 tables de la loi)et la rend plus sévère encore. Les apotres nous diront que la loi est inscrite dans nos coeurs ... en Romains 1, lorsque ceux qui sont censé connaitre Dieu (et donc sa loi, et donc ce qui est bien et mal)  ne cherchent pas Dieu, Dieu livre chacun à sa 'non-conscience' ... et 2 chapitres plus loin, les païens ont parfois une meilleure conscience que ceux qui connaissent la loi.

Sous l'alliance que nous vivons actuellement, 1 Timothée 1 résume assez bien ce qu'est d'avoir ou de perdre la conscience de la loi : du bien et du mal : (...)  je t'engageai à rester à Éphèse, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d'autres doctrines, et de ne pas s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui produisent des discussions plutôt qu'elles n'avancent l'oeuvre de Dieu dans la foi. Le but du commandement, c'est une charité venant d'un coeur pur, d'une bonne (d'une juste) conscience, et d'une foi sincère. Quelques-uns, s'étant détournés de ces choses, se sont égarés dans de vains discours; ils veulent être docteurs de la loi, et ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni ce qu'ils affirment. Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime, sachant bien que la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants  (pour ceux qui n'ont pas conscience du bien et du mal, une loi devant le leur rappeler) et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les voleurs d'hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine, (...) tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Sam 21 Mar 2015 - 20:03

Je reprend les propos de M. Wenin :

Tout au long du chapitre 2, en effet, le narrateur donne d’Adonaï Élohîm l’image d’un être qui met en place les conditions de la vie, dispensant généreusement aux humains ce qui doit leur permettre d’épanouir leur existence en relation. L’ordre qu’il donne ne pourrait-il pas être lui-même une partie de ce dispositif visant le bien de l’être humain ?

Il me semble que c'est l'évidence même. Je ne comprends pas son questionnement à ce sujet.

En tout cas, le fait que le serpent soit rusé (le narrateur l’annonce d’emblée en 3,1), qu’il soit ensuite reconnu trompeur (la femme le dit explicitement en 3,13) et qu’il mérite la malédiction et l’inimitié de Dieu (3,14-15), devrait inciter à la prudence le lecteur tenté d’interpréter l’ordre divin en accordant crédit aux allégations du serpent.

C'est tout aussi évident.

Ainsi donc, il se pourrait que, loin de menacer de mort l’humain en cas de transgression, Adonaï Élohîm veuille plutôt l’avertir, le mettre en garde face à un danger mortel consistant à chercher à nier une limite vitale. On a vu en effet que l’expression « mourir tu mourras » n’exclut pas ce second sens, même s’il ne s’impose pas à l’humain du récit (ni au lecteur, du reste).

Quoi qu'il en soit, si Adam mange de ce fruit, c'est la mort qui l'attend. La mise en garde est très claire.

Si on entend l’ordre divin en ce sens positif, on comprend qu’Adonaï Élohîm n’entend pas empêcher l’humain de connaître bien et mal. En effet, après l’avoir invité aux biens que sont la vie et la jouissance, il le prévient aussi d’un chemin qui pourrait le conduire à la mort et donc au malheur. Mais la connaissance ainsi communiquée ne peut faire l’objet d’une assimilation immédiate, comme elle ne va pas sans incertitude.

Évidemment que Dieu n'entend pas empêcher l'homme de discerner le bien et le mal! Mais j'ai du mal à suivre l'auteur ici. En quoi consisterait donc le choix de manger du fruit de l'arbre selon lui ?

C’est seulement la confiance, c’est-à-dire le crédit accordé à la parole de l’autre, qui en fera expérimenter peu à peu la vérité, si la vie s’épanouit effectivement dans ce choix. Cette lecture peut être confirmée par la déclaration d’Adonaï Élohîm à la fin du récit lorsque, en chassant du jardin l’humain, il regrette que ce dernier n’ait pas été à la hauteur de ce à quoi il était destiné : « Voici, l’humain était (hayâ) comme l’un de nous pour connaître bien et mal... » (3,22a).

La traduction ici mériterait une explication. Les versions ont en général "est" ou "est devenu" et non "était", ce qui change complètement le sens de la phrase.

http://djep.hd.free.fr/LaReferenceBiblique/?Livre=1&Chap=3&Vers=22

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Lun 23 Mar 2015 - 20:53

"Et vos petits enfants, dont vous avez dit : Ils deviendront une proie ! et vos fils, qui ne connaissent aujourd'hui ni le bien ni le mal, ce sont eux qui y entreront, c'est à eux que je le donnerai, et ce sont eux qui en prendront possession" (Deutéronome 1:39).

Il s'agit évidemment ici de discerner le bien et le mal et donc d'être responsable. Les enfants de mois de 20 ans ne mourrons pas dans le désert parce qu'ils ne sont pas responsable du manque de foi de leurs parents.

"Je suis aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans. Puis-je connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais ? Ton serviteur peut-il savourer ce qu'il mange et ce qu'il boit ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? Pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge à mon seigneur le roi ?" (2 Samuel 19:36).

Il s'agit ici de pouvoir conseiller le roi entre ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire en telle ou telle situation, de discernement.

"Accorde don à ton serviteur un cœur attentif pour gouverner ton peuple, pour discerner le bien du mal ! Car qui pourrait gouverner ton peuple, ce peuple si important ?" (1 Rois 3:9).

Le roi devait avoir du discernement pour bien juger le peuple.

"C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe,
Voici que la jeune fille est enceinte,
Elle enfantera un fils
Et lui donnera le nom d'Emmanuel.
Il mangera de la crème et du miel,
Jusqu'à ce qu'il sache refuser ce qui est mauvais
Et choisir ce qui est bon.

Mais avant que l'enfant sache refuser ce qui est mauvais
Et choisir ce qui est bon,
Le territoire des deux rois qui t'épouvantent sera abandonné"
(Esaïe 7:14-16).

Il s'agit d'atteindre l'âge de raison, d'être capable de discerner le bien et le mal.

"Ta servante a dit : Que la parole de mon seigneur le roi me donne le repos. Car mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu, (prêt) à entendre le bien et le mal. Que l'Éternel, ton Dieu, soit avec toi ! Le roi répondit et dit à la femme : Ne me dissimule rien de ce que je vais te demander. Et la femme dit : Que mon seigneur le roi parle ! Le roi dit alors : La main de Joab n'est-elle pas avec toi dans tout ceci ? Et la femme répondit : Aussi vrai que tu es vivant, ô roi mon seigneur, il n'y a pas à aller à droite ou à gauche de tout ce que dit mon seigneur le roi. C'est, en effet, ton serviteur Joab qui m'a donné des ordres et qui a mis dans la bouche de ta servante toutes ces paroles. C'est pour donner à la chose une autre tournure que ton serviteur Joab a fait cela. Mais mon seigneur est aussi sage qu'un ange de Dieu, pour connaître tout ce qui (se passe) sur la terre" (2 Samuel 14:17-20).

Le sens avancé par M. Tremblay plus haut est admissible (sens conjonctif : "connaître bien et mal" équivalent à "connaître tout") mais il n'est pas évident car "entendre" fait penser au rôle de juge exercé parle roi, il entend et ensuite décide avec sagesse ce qu'il convient de faire. Et vu les passages précédents, ce sens ne s'impose même pas du tout. C'est clairement le sens disjonctif, la distinction entre le bien et le mal, qui l'emporte dans ces cinq textes.

Évidemment, il ne s'agissait pas pour Dieu d'empêcher Adam de discerner le bien et le mal. M. Blocher expliquait que le mot hébreu pour connaître prenait toute une gamme de sens : savoir, expérimenter, discerner, choisir, déterminer. Il s'agissait de rappeler à l'homme ses limites et sa dépendance envers son Créateur. L'homme devait reconnaître la prérogative de Dieu de déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. L'homme limité, s'il exerçait lui-même se droit, ne pourrait pas faire le bien, il en serait incapable et il en résulterait forcément le mal. Pour vivre, l'homme doit reconnaître cela.

C'est la conclusion à laquelle j'étais arrivé et je n'en ai pas encore trouvé de meilleure.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Au Revoir le Mar 24 Mar 2015 - 4:17

Emmanuel a écrit:"Ta servante a dit : Que la parole de mon seigneur le roi me donne le repos. Car mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu, (prêt) à entendre le bien et le mal.... (2 Samuel 14:17-20).
.
Entendre peut avoir dans certaine langue (dans toute ?) la signification de comprendre, en tout cas en grec. En français. par exemple  l'expression : être dépourvu d'entendement va dans ce sens

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par barouk le Mar 24 Mar 2015 - 6:36

Bonjour à tous et toutes

Genèse 2:17 "Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car le jour ou tu en mangeras, tu mourras "
Genèse 3:4-5 pas du tout ! vous ne mourrez pas ! dit le serpent. Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais.
Genèse 3:22 L'homme est devenu comme l'un de nous pour ce qui est bon ou mauvais que maintenant il ne tende pas la main pour prendre aussi l'arbre de la vie et manger et vivre toujours.
Rappelons Genèse 1:26 "faisons l'homme à notre image"

Le commentaire de la NBS sur genèse 2:9 concernant l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais dit ceci : on pourrait aussi traduire connaissance du bon ou du mauvais, du bonheur ou du malheur ou du bien et du mal, comme en hébreu l'opposition des contraires désigne souvent la totalité certains comprennent une connaissance universelle ou bien la connaissance général
.
Le psaume 82 nous éclaire sur la connaissance dont il s'agit :" Dieu se tient dans l'assemblée divine; il juge au milieu des dieux. Jusqu'a quand jugerez-vous avec injustice et favoriserez-vous le méchant ? Faites droit au faible et à l'orphelin, faites échapper le faible et le pauvre, délivrez-les de la main des méchants. Ils n'ont ni connaissance ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres; toutes les fondations de la terre vacillent. J'avais dit vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très Haut. Cependant vous mourrez, comme les humains, vous tomberez comme n'importe quel prince. Lève-toi, ô Dieu, juge de la terre! Car tu as toutes les nations pour patrimoine."
Yeshoua s'est servit de ce texte pour répondre à ses détracteurs , qui étaient-ils ?
lire Jean 10:31-38 le v34,35 "Jésus leur répondit: N'est il pas écrit dans votre loi: Moi j'ai dit vous êtes des dieux! Ainsi elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée,"
v38" quand même vous ne me croirez pas, croyez les oeuvres ;"
Ces juges d'Israël garant de la loi étaient dans les ténèbres.
La sagesse et la connaissance viendra de l'étude que nous ferrons de la parole de Dieu. Le texte d'Esaie 7:14-15 nous montre que" Immanou-El se nourrira de lait fermenté et de miel quand il saura rejeter ce qui est mauvais et choisir ce qui est bon" Nul doute que l'éducation donné à Jésus tout jeune par ses parent pieux l'aida à grandir en connaissance et sagesse, l'esprit saint reçu à son baptême par son Père céleste montra qu'il était digne d'accomplir la mission qu'il lui était demandé et il résistera aux tentations du diable au moment opportun. Adam reçu de son Père une semblable éducation, si comme Yeshoua il avait pu montrer toute sa fidélité dans les oeuvres en obéissant à son Père IHVH , nous serions dans un beau paradis ! mais tout n'est pas perdu grâce au sacrifice propitiatoire de notre Seigneur Yeshoua.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Au Revoir le Mar 24 Mar 2015 - 9:21

Le commentaire de la NBS sur genèse 2:9 concernant l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais dit ceci : on pourrait aussi traduire connaissance du bon ou du mauvais, du bonheur ou du malheur ou du bien et du mal, comme en hébreu l'opposition des contraires désigne souvent la totalité certains comprennent une connaissance universelle ou bien la connaissance général
Oui. Bien que la connaissance 'générale' peut faire passer le bien pour mal et le mal pour bien. Appeler le bien, (le bonheur, le bon) bien et appeler le mal (le malheur, le mauvais) mal produit une connaissance autre. Je pense que c'est 1 Cor 13 qui parlent de 'ceux qui pensent connaitre' n'ont pas encore connu comme il faut connaitre. La connaissance enfle mais l'esprit édifie.

Peut-on comprendre la Bible sans CROIRE ? Non, répondait Augustin.

L'homme peut-il définir ce qui est bien ou mal indépendamment de Dieu ?
Si Dieu n'est pas l'instigateur du bien et du mal, le bien peut être différent d'une époque à l'autre, d'une région à l'autre, en fonction de .... la connaissance universelle par exemple ........ c'est à dire de l'égoïsme et de l'orgueil de l'homme.

La connaissance universelle place généralement sa 'confiance' en l'Homme, qui lui aurait les capacités de définir ce qui est bien et ce qui est mal, par ses connaissances. Dans l'histoire, le stoïcien définissait-il le bien et le mal comme l'épicurien, par exemple ? Et qui tranchait entre deux conceptions du bien et du mal différentes ? Celui qui avait 'le pouvoir' celui qui avait 'la sagesse-la connaissance' ?  D'autres 'transcendent' le bien et le mal, "annulant" plaisir et souffrance, et plus loin la justice et l'injustice. Dès que la souffrance est niée, l'injustice est niée.

Agape au contraire, ne nie pas les injustices.
C'est la même différence qu'entre faire la charité et agape. La connaissance du bien et du mal devrait conduire au service de l'alliance actuelle : le service de la justice (ou le ministère de la justice)
Depuis la nouvelle alliance, non de la lettre mais de l'Esprit, la loi est inscrite dans le coeur des chrétiens (C'est à dire le discernement entre le bien et le mal ne dépend plus de 'la loi écrite' mais de la loi réalisée. Nous savons ce qui est bien et ce qui est mal car nous avons tous le Saint-Esprit. Alors que dans l'alliance passée avec Moise, ceux qui avaient le Saint-Esprit apprenaient aux autres, ce qui était bien et mal. Paul et Timothée l'expliquent dans leur lettre aux Corinthiens : Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes? Ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation auprès de vous, ou de votre part? 2 C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos coeurs, connue et lue de tous les hommes. 3 Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les coeurs. . (L'arche de l'alliance qui contenait les tables de la loi, le temple, devient le coeur du chrétien dans la nouvelle alliance)4 Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu. 5 Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. (universalisme) Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. 6 Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie. 7 Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d'Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, 8 combien le ministère de l'esprit ne sera-t-il pas plus glorieux! 9 Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire. (...) 12 Ayant donc cette espérance, nous usons d'une grande liberté, 13 et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. 14 Mais ils sont devenus durs d'entendement. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît.
15 Jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs coeurs; 16 mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. 17 Or, le Seigneur c'est l'Esprit; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. 18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit.

(Voir aussi le proverbe 16)

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Au Revoir le Mar 24 Mar 2015 - 9:50

Petite parenthèse : les commentaires de la NBS n'ont pas été rédigés par les apotres. Ce sont les écritures des apotres qui éclairent les écritures,  les commentaires étant uniquement  des informations à considérer avec recul

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Mimarie le Mar 24 Mar 2015 - 18:16

bonsoir à chacun, chacune,

Barouk citation :Le commentaire de la NBS sur genèse 2:9 concernant l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais dit ceci : on pourrait aussi traduire connaissance du bon ou du mauvais, du bonheur ou du malheur ou du bien et du mal, comme en hébreu l'opposition des contraires désigne souvent la totalité certains comprennent une connaissance universelle ou bien la connaissance général
Je pense que c’est ce que veut dire aussi André Evenin (plus haut), en partant de l’analyse  de la  langue hébraïque dans ces versets.  Il pense qu’il serait plus conforme de parler de "l’arbre du connaître bien et mal".
il ajoute que le  mot « connaissance » n'a pas le sens abstrait que nous lui donnons dans nos langues. Dans les langues sémitiques, il implique connaissance profonde, intimité, pouvoir. Quand on connaît, c’est qu’on a créé des liens intimes et puissants avec le connu.

On peut connaitre bien ou connaitre  mal Dieu. Et cela a des conséquences sur les relations spirituelles intimes que nous aurons ou pas avec Lui.  
Je pense à Paul qui parlait de gens « toujours en train d’apprendre mais sans jamais être capables de parvenir à la connaissance de la vérité » : c'est connaitre  « mal » finalement.  Car ils ne cherchent pas à développer des rapports intimes avec leur créateur. Plus l’amour grandit dans le cœur d’un chrétien plus il s’enrichit  de vraie connaissance et de compréhension parfaite. (Philippiens 1 :9)

Quand Adam et Eve ont gouté à cet arbre de la Connaissance, ils l’ont fait prématurément avant la levée de l’interdiction divine d’en manger.
Avaient-ils déjà eu  le temps de comprendre et connaitre à quel point Dieu est Amour, d’en apprécier toutes les facettes?  J’en doute, sinon  ils n’auraient  pas manqué le but du projet divin pour eux.
« Connaitre bien »  aurait été connaitre Dieu dans toute sa gloire, dans toute sa puissance, dans toute sa réalité,  dans toute la Vérité absolue,  dans toute la Connaissance exacte que Dieu leur aurait fait  acquérir  tant de l’univers visible qu’invisible.
Pour cela il aurait fallu qu’ils développent et entretiennent une relation intime durable avec  leur Créateur, qui voulait faire d’eux des dieux comme dit Barouk.  

Pour les chrétiens, je pense que  ce qui permet  aussi de parvenir à faire la différence entre connaitre bien et connaitre mal, c’est la puissance de la foi : c’est elle qui en vient à créer cette intimité avec Dieu, et qui permet à l’esprit saint d’agir.

au passage, merci pour le Ps 82 que tu as cité Barouk.

avec mon affection chrtienne pour chacun, chacune


Dernière édition par Mimarie le Mer 25 Mar 2015 - 12:26, édité 1 fois
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par barouk le Mar 24 Mar 2015 - 18:44

Merci pour ton commentaire enrichissant Mimarie
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Mar 24 Mar 2015 - 20:50

Mimarie a écrit:Quand Adam et Eve ont gouté à cet arbre de la Connaissance, ils l’ont fait prématurément avant la levée de l’interdiction divine d’en manger.

L'interdiction de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien-et-mal devait-elle être levée un jour ? Rien dans le texte ne l'indique. Une limite n'est pas faite pour être franchie.

Je vois plutôt cela comme les deux clauses d'une alliance (comme Blocher), d'un côté la reconnaissance de la dépendance de l'homme envers son Créateur et la vie (l'arbre de vie), de l'autre le choix de l'émancipation, de l'indépendance, et la conséquence inéluctable qui est la mort (l'arbre de la connaissance du bien-et-mal).

Cela me fait penser à ces paroles de Dieu : "Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Car je te commande aujourd'hui d'aimer l'Éternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies et d'observer ses commandements, ses prescriptions et ses ordonnances, afin que tu vives et que tu multiplies, et que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession. Mais si ton cœur se détourne, si tu n'obéis pas et si tu es poussé à te prosterner devant d'autres dieux et à leur rendre un culte, je vous annonce aujourd'hui que vous périrez, que vous ne prolongerez pas vos jours dans le territoire où tu vas entrer pour en prendre possession, après avoir passé le Jourdain. J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance, pour aimer l'Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix et pour t'attacher à lui : c'est lui qui est ta vie et qui prolongera tes jours, pour que tu habites le territoire que l'Éternel a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob" (Deutéronome 30:15-20)

L'alliance pour la terre promise rappelle celle du jardin d'Eden.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par barouk le Mer 25 Mar 2015 - 11:51

Bonjour à tous et toutes

La limite devait-elle être franchit ?
Si la bible ne le dit pas explicitement je pense qu'elle le suggère. N'était-il pas dans le dessein de IHVH que chaque homme devienne une être aimant respectueux de son Créateur.
En franchisant cette limite, que nous apprend Adam ?
" L'homme est devenu comme l'un de nous" " dieux " Genèse 3:22
Adam anticipe et fausse par le mensonge du diable la volonté d'IHVH de faire de chacun de nous ses enfants.
Quiconque fait le péché fait aussi le mal; c'est le péché qui est le mal, est le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement, nous dit Jean dans sa 1er lettre . "Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort est passé à tous les humains" Romains 5:12
cependant "L'Ecriture appelle dieux ce à qui la parole de Dieu fut adressée" nous dit Jean 10:34-35
Mimarie nous a parlé dans son commentaire de la puissance de la foi et Romains 8:16-18 nous montre qu'en marchant selon l'esprit nous pouvons devenir fils de Dieu. La 1er lettre de Jean évoqué plus haut au Chp 3:8-10 nous dit : " Si le Fils de Dieu c'est manifesté, c'est pour détruire les oeuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne fait pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; il ne peut pas péché, puisqu'il est né de Dieu. c'est en cela que les enfant de Dieu et les enfants du diable sont manifestes : quiconque ne fait pas la justice n'est pas de Dieu, tout comme celui qui n'aime pas son frère.
1Jean 3:1 "Voyez quel amour le Père nous a donné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu"
Lire 1Jean 3:1-10
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Mer 25 Mar 2015 - 12:48

Bonjour barouk,

barouk a écrit:La limite devait-elle être franchit ?
Si la bible ne le dit pas explicitement  je pense qu'elle le suggère.  N'était-il pas dans le dessein de IHVH que chaque homme devienne une être aimant respectueux de son Créateur.
En franchisant cette limite, que nous apprend Adam ?
" L'homme est devenu comme l'un de nous"  " dieux " Genèse 3:22
Adam anticipe et fausse  par le mensonge du diable la volonté d'IHVH de faire de chacun de nous ses enfants.

Je ne croie pas qu'elle le suggère. Car que veux dire la phrase "voici que l'homme est devenu comme l'un de nous" ? En quel sens l'homme est-il devenu comme "nous", c'est-à-dire Dieu et celui ou ceux à qui il s'adresse ?

Si l'on considère que l'arbre représente la toute-science, il faut bien reconnaître que l'homme n'y est pas parvenu à cette toute-science. La phrase serait donc ironique. Cela ne me semble pas être une manière d'agir de Dieu.

Si l'on considère qu'il représente l'autonomie morale, Adam sera effectivement devenu comme Dieu dans ce domaine pour définir de son propre chef ce qui est bien et ce qui est mal, de faire ce qu'il veut "comme bon lui semble".

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par benidejah le Mer 25 Mar 2015 - 15:08

Merci Emmanuel.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par barouk le Jeu 26 Mar 2015 - 2:59

Bonjour Emmanuel
l'arbre de la connaissance du bien et du mal ne pourrait-il pas représenter autre chose que c'est deux choix, la toute-science et l'autonomie morale ?
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Mimarie le Jeu 26 Mar 2015 - 3:10

bonjour à chacun et chacune,

Pour Adam et Eve, il  était impossible de manger de cet arbre sans un facteur extérieur et incitateur : pourquoi ? Parce que ni l'un ni l'autre n'avait la notion de ce qu'était de désobéir à Dieu. Désobéir à Dieu c'est connaitre le mal, savoir qu'il y a une autre possibilité: ils ne possédaient pas cette notion. La seule chose qu'ils savaient c'était que  "Dieu a dit, ne mange pas », donc on ne mange pas. L'idée du mal, la connaissance tentante d'une autre choix leur est complètement inconnue à ce moment-là.

Si l'homme mange de l'arbre de la connaissance bonne et mauvaise avant le temps il ne s'en sortira pas, et cela Dieu le sait: Il sait qu'il mourra, s'il mange.  
L’homme et la femme n'étaient pas encore devenus murs spirituellement parlant  pour porter la science de cet arbre. Ils sont des âmes vivantes, parfaites mais simplement terrestres, encore en devenir de beaucoup plus. Ont-ils déjà à ce moment là toute la force spirituelle pour résister ou connaitre déjà  bien et  mal  ?

M'est avis que le serpent,  Satan, n'ignorait pas ces choses, puisque c'était  lui "l'ancien chérubin protecteur" chargé de veiller sur l'homme en Éden. Il a profité de l'immaturité de l'homme et de la femme pour  les conduire à pécher, c'est à dire à manquer le but du projet divin pour eux. L’immaturité spirituelle a causé leur chute.
Or le salaire du péché c'est la mort. Auprès de  Dieu est la Vie, celui qui pèche se détourne de la vie, de ce fait il meurt... cela on le sait. Il ne peut plus entretenir de relation spirituelle intime avec Dieu.

Ce que je comprends actuellement, c’est que  l'homme placé en Éden était en devenir, avec une mission à réaliser tout en étant  aussi en plein apprentissage spirituel, devant asseoir et approfondir sa relation intime avec son Créateur.
Dieu avait placé dans le jardin ces 2 "arbres" dont il ne devait pas manger au départ mais au moment jugé opportun par Dieu;  un premier  arbre dont le fruit enseigne des choses qui devaient lui  donner la maturité spirituelle parfaite (= la connaissance bonne) pour aller encore plus loin jusqu’à l’arbre de la Vie éternelle.  

Finalement, Jésus en venant sur terre nous renouvelle cette proposition, non ?
l'écouter, observer son enseignement, le suivre, grandir spirituellement, tendre vers la maturité spirituelle (= la connaissance bonne) puis  atteindre la Vie véritable.
Jésus disait :  “Je suis la Voie et la Vérité, et la Vie. Nul ne vient au Père, si ce n'est par moi. (Jean 14:6)

bonne journée
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Ven 27 Mar 2015 - 5:45

Bonjour barouk,

barouk a écrit:Bonjour Emmanuel
l'arbre de la connaissance du bien et du mal ne pourrait-il pas représenter autre chose que c'est deux choix, la toute-science et l'autonomie morale ?

Ce sont les deux interprétations qui semblent le plus plausibles. Si tu en vois une autre, nous pourrons l'examiner. C'est le but de ce fil.

Tu sembles y voir l'entrée parmi les enfants de Dieu. Mais pourquoi ce nom de bien-et-mal ? Quel serait le rapport ? Car le symbolisme de l'arbre doit bien avoir un rapport avec le bien et le mal.

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par barouk le Ven 27 Mar 2015 - 11:38

Bonsoir à tous et toutes

Et si l'arbre s'était appelé "connaissance" et qu'après le péché d'Adam il se serait appelé "de la connaissance du bien et du mal" après tout "un bon arbre ne peut faire de mauvais fruits " Non je ne suis pas sérieux c'est la fin de semaine pardonnez moi !!
Pour être plus sérieux, Il est vrai que ces deux interprétations me gène un peu.
La toute- science: seul IHVH est tout puissant, et si Adam était encore parmi nous il aurait encore à apprendre.
L'autonomie morale: Yéshoua sur terre homme parfait nous dit " Par moi même je ne fait rien, mais ce que mon père m'enseigne, je le dis. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne me laisse pas seul, parce que, moi, je fais toujours ce qui lui plait" Jean 8: 28-29
Par contre le développement que fait Mimarie de cet arbre est très intéressant, j'en profite pour te remercier Mimarie tout me parait logique et mérite réflexion.
Amitié fraternelle à vous tous.
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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Emmanuel le Ven 27 Mar 2015 - 13:26

Bonjour Mimarie,

Mimarie a écrit:Pour Adam et Eve, il  était impossible de manger de cet arbre sans un facteur extérieur et incitateur : pourquoi ? Parce que ni l'un ni l'autre n'avait la notion de ce qu'était de désobéir à Dieu. Désobéir à Dieu c'est connaitre le mal, savoir qu'il y a une autre possibilité: ils ne possédaient pas cette notion. La seule chose qu'ils savaient c'était que  "Dieu a dit, ne mange pas », donc on ne mange pas. L'idée du mal, la connaissance tentante d'une autre choix leur est complètement inconnue à ce moment-là.
Je ne peux pas être d’accord sur la formulation. Adam et Eve savaient qu’ils ne devaient pas manger du fruit car cela conduisait à la mort. C’est une façon d’éduquer l’homme sur les notions d’obéissance et de désobéissance. Selon moi, c’était une notion acquise. Je pense que les notions dont ils n’avaient pas idée et qui ont été utilisées pour les conduire à désobéir sont celles de méfiance et de doute. Le serpent les instruira sur ces points ce qui les amènera à reconsidérer leur obéissance, est-elle justifiée ou pas ? Dieu a-t-il dit vrai ? Adam et Eve identifiaient ce qui était bien et ce qui était mal en fonction de ce que Dieu déclarait bien ou mal. Ils avaient donc une certaine connaissance du bien et du mal. La possibilité de choisir le mal était là mais pourquoi choisir le mal et la mort ? La notion de désobéissance était acquise mais l’idée de le faire était probablement absente tant que la confiance était là.

Mais fallait-il nécessairement un agent extérieur pour briser cette confiance ? Cela ne serait pas venu de Dieu à l’évidence mais on peut l’envisager de la part de l’homme je pense. L'homme créé à l'image de Dieu pouvait en venir à raisonner sur les notions de confiance et de certitude.

Mimarie a écrit:Si l'homme mange de l'arbre de la connaissance bonne et mauvaise avant le temps il ne s'en sortira pas, et cela Dieu le sait: Il sait qu'il mourra, s'il mange.  
L’homme et la femme n'étaient pas encore devenus murs spirituellement parlant  pour porter la science de cet arbre. Ils sont des âmes vivantes, parfaites mais simplement terrestres, encore en devenir de beaucoup plus. Ont-ils déjà à ce moment là toute la force spirituelle pour résister ou connaitre déjà  bien et  mal  ?

Donc que représente l’arbre dans cette optique ? Que signifie "porter la science de l’arbre" ? Que signifie le fait qu’ils soient devenus comme Dieu ?

Mimarie a écrit:Ce que je comprends actuellement, c’est que  l'homme placé en Éden était en devenir, avec une mission à réaliser tout en étant  aussi en plein apprentissage spirituel, devant asseoir et approfondir sa relation intime avec son Créateur.
Dieu avait placé dans le jardin ces 2 "arbres" dont il ne devait pas manger au départ mais au moment jugé opportun par Dieu;  un premier  arbre dont le fruit enseigne des choses qui devaient lui  donner la maturité spirituelle parfaite (= la connaissance bonne) pour aller encore plus loin jusqu’à l’arbre de la Vie éternelle.

Pourquoi alors Dieu n’a-t-il pas interdit aussi de manger de l’arbre de vie ? Et si l’arbre de la connaissance devait apporter la "connaissance bonne", pourquoi l’expression "bien-et-mal" ? Et pourquoi ne pas dire à Adam qu’il pourrait en manger plus tard ? Ta compréhension pause un certain nombre de questions à résoudre.

Mimarie a écrit:Finalement, Jésus en venant sur terre nous renouvelle cette proposition, non ?
l'écouter, observer son enseignement, le suivre, grandir spirituellement, tendre vers la maturité spirituelle (= la connaissance bonne) puis  atteindre la Vie véritable.
Jésus disait :  “Je suis la Voie et la Vérité, et la Vie. Nul ne vient au Père, si ce n'est par moi. (Jean 14:6)

Les Écritures parlent bien à nouveau de l’arbre de vie mais plus de l’arbre de la connaissance du bien-et-mal. Pourquoi ? Ne faut-il pas justement cesser de nous nourrir de cet arbre (je parle pour ceux qui ne sont pas déjà chrétiens) et opter pour celui de la vie, nous réconcilier avec Dieu ?

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Re: L'arbre de la connaissance du bien et du mal

Message par Mimarie le Ven 27 Mar 2015 - 21:28

Mimarie :"L’homme et la femme n'étaient pas encore devenus murs spirituellement parlant  pour porter la science de cet arbre".
Emmanuel : Que signifie "porter la science de l’arbre"

science(du verbe  latin scire: savoir, avoir une connaissance exacte)

je  m'explique
l'homme et la femme n''étaient pas encore devenus murs spirituellement parlant pour assimiler et assumer ce qu'impliquait connaitre bien et connaitre mal, connaitre bon et mauvais, vrai et faux.

je n'ai pas la chance de connaitre le grec ni l'hébreu anciens.
ce que j'ai trouvé  c'est que le terme hébreu "דּעת da‛ath", généralement traduit par "connaissance", dérive du verbe-racine "ידע yâda‛" qui signifie,  "savoir" - mais plus précisément "comprendre par expérience, déduire, apprendre par la vue, l'audition, etc.". On peut donc en déduire que ce terme "דּעת" signifie plus exactement "discernement".

Pour moi, Adam et Eve, parfaits physiquement et avec des qualités à l'image de leur Créateur,  n'avaient pas encore eu suffisamment le temps de grandir en discernement (ce qui va pour le croyant avec l'accroissement de sa spiritualité)  quand ils ont été "tentés", sinon ils auraient résisté.

Emmanuel tu sais que je n'aime pas polémiquer ni argumenter. juste j'ai exprimé ce que je pense actuellement sur ce sujet, et maintenant je suis prête à vous lire tous avec plaisir pour connaitre votre compréhension. Cela me fera certainement réfléchir encore. merci

je n'engage que moi, comme on dit ....
pensées amicales et fraternelles à chacun, chacune

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